«La confrontation de deux univers»

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«La confrontation de deux univers»

Drame social, familial et romanesque, «Quand souffle le vent» met en scène
un jeune mineur et
une ado bohémienne.

L'essentiel: Comment est né ce projet?

Laurent Galandon (scénariste): C’est une histoire que j’avais entièrement écrite avant même de rencontrer Cyril avec lequel j'avais très envie de travailler. Les Tsiganes et les mineurs sont deux univers très forts que je souhaitais traiter.
Cyril Bonin (dessinateur): J’ai tout de suite été séduit par l'histoire qu'avait écrite Laurent. Pouvoir dessiner ces deux univers qui se croisent et s'entrechoquent permettait des contrastes graphiques qui m'intéressaient.

Pourquoi cette histoire, au début du XXe siècle?

L. G.: Situer l’histoire au début du XXe permettait d’aborder les mineurs de manière fortement référencée et de rendre plus crédible la dimension fantastique de l’histoire: la peur du fantôme!
C. B.: J’ai tout de suite été attiré par cette confrontation de deux univers, extrêmement attaché à la terre et l’autre nomade, transportant ses racines avec lui.

Comment avez-vous travaillé ensemble?

L. G.: J’avais fait un découpage dialogué que j’aienvoyé à Cyril. Il m’envoyait régulièrement les planches. Et il n’y avait jamais rien à redire!
C. B.: Nous nous sommes peu vus, mais nous avons toujours été sur la même longueur d’onde.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées?

C. B.: Il fallait éviter les stéréotypes. Ma compagne, qui travaille pour une association de promotion de la culture tsigane, m'a bien aidé. J'ai tout fait pour que Kheshalya ne soit pas une gitane sulfureuse de type Esmeralda.
L. G.: Tant les mineurs que les Tsiganes sont bien présents dans notre inconscient collectif. Il fallait donc éviter de tomber dans la caricature de ces deux univers.

Pourquoi un «one shot»?

L. G.: C'était le choix de l'éditeur! Mais je n’en ai pas fini avec l’univers des Tsiganes et que j’y reviendrai avec de nouvelles histoires…
Denis Berche

«Quand souffle le vent». Laurent Galandon et Cyril Bonin. Dargaud (Long Courrier).

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