Nouvel impôt – La contribution de 0,5%, c'est pour les crèches

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Nouvel impôtLa contribution de 0,5%, c'est pour les crèches

LUXEMBOURG - Un nouvel effort sera bien demandé aux contribuables. L'État entend utiliser l'argent récolté pour financer la gratuité de l'accueil des enfants de 0 à 3 ans et les crèches multilingues.

Le gouvernement veut des crèches gratuites, multiculturelles et de qualité.

Le gouvernement veut des crèches gratuites, multiculturelles et de qualité.

AFP

Oui, les contribuables du Luxembourg devront bien s'acquitter d'un nouvel impôt de 0,5%, mais non, il ne servira pas à financer les allocations familiales, a martelé, vendredi après-midi, le Premier ministre. Xavier Bettel voulait clarifier la situation après les rumeurs qui avaient circulé la veille. Le nouvel impôt, c'est pour aider les enfants à bien démarrer dans la vie.

«Nous avons une approche globale de la politique familiale et de l'enfant», a précisé le ministre DP de la Jeunesse, Claude Meisch. L'objectif est de «donner les mêmes chances à chaque enfant». Pour cela, le gouvernement envisage d'augmenter la qualité des structures d'accueil des enfants en bas âge, pour «les préparer à l'école fondamental» dans des structures qui «ne sont pas que des garderies».

Gratuité et bilinguisme

L'argent récolté avec la contribution de 0,5% aura donc notamment deux objectifs: financer la gratuité des crèches et leur bilinguisme. La gratuité de l'accueil des enfants de 0 à 3 ans fait partie des promesses de campagne et du programme de gouvernement. Claude Meisch avait dit récemment vouloir que l'accueil des enfants se fasse en plusieurs langues, pour les préparer au plus vite aux réalités du Luxembourg.

Aucune date n'a toutefois été donnée pour l'entrée en vigueur du nouvel impôt, qui s'ajoute donc à l'effort collectif demandé avec la hausse de la TVA. Le montant que l'État compte récolter n'est d'ailleurs pas encore connu non plus, pas plus que le financement nécessaire aux mesures. Le partenaire de coalition du DP, déi Gréng, a de son côté réagi aux critiques du CSV, qui s'opposait déjà, jeudi, à ce nouvel impôt. «Le gouvernement bleu-rouge-vert prend ses responsabilités pour les générations futures et doit résoudre les problèmes laissés derrière lui par le CSV», tacle Sam Tanson, présidente du parti écologiste.

(Jérôme Wiss)

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