Isabelle Faber – «La Cour grand-ducale, l'excellence avec un grand E»
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Isabelle Faber«La Cour grand-ducale, l'excellence avec un grand E»

LUXEMBOURG - Isabelle Faber, directrice de la communication et des relations publiques chez Post, était l'invitée de la Story de L'essentiel Radio tout au long de cette semaine.

Isabelle Faber, directrice Communication & Relations publiques /RSE chez POST Luxembourg est l'invitée de Jean-Luc Bertrand tout au long de cette semaine.

Isabelle Faber, directrice Communication & Relations publiques /RSE chez POST Luxembourg est l'invitée de Jean-Luc Bertrand tout au long de cette semaine.

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Directrice de la communication et des relations publiques chez Post, Isabelle Faber fait le point sur les grands chantiers de son entreprise. Comment les services de Post Luxembourg évoluent au Grand-Duché? «C’est un sujet qui n’a échappé à personne», reconnaît-elle, «il y a des bureaux de poste qui ferment, mais qui sont parfaitement remplacés par d’autres solutions. Une réflexion est en cours chez Post pour déterminer quel est le rôle de Post dans les infrastructures publiques. On cherche à trouver d’autres solutions, peut-être avec les mairies, ou d’autres infrastructures, pour voir comment on peut faire pour servir les clients. Je tiens quand même à dire qu’il y a de plus en plus de points Post dans les grandes surfaces. Aujourd’hui, l’amplitude des heures d’ouverture est plus grande».

Pour vous, la banque, c’était quoi?
C’était magique, c’était l’année où sortait le film Wall-Street et je me trouvais dans la salle des marchés et on se prenait pour les maîtres de l’univers.

La grande distribution, c’était?
Une grande fierté. J’étais chez les supermarchés Match et on a lancé la première carte de fidélité au Luxembourg et puis, on a aussi connu le passage à l’euro, donc c’était sportif.

Chez PwC?
Mon service était un peu un état dans l’état. On avait quand même pas mal de cartes blanches et c’était la création de la PwC Academy avec un concept complètement farfelu. C’était le centre de formation de PwC. J’étais derrière la conception de ce projet, pas le contenu, mais plutôt le concept. Cela existe encore aujourd’hui, cela a changé, mais la méthodologie que j’ai apprise dans ce Big 4, elle m’aide encore aujourd’hui.

Le rôle des Big 4?
Ils donnent du conseil, en optimisation fiscale, ils font de l’audit, ils font du consulting. Moi j’étais dans les Corporate Services, comme on dit, donc c’est un service de soutien comme les RH ou l’informatique. Moi j’étais dans la communication et le marketing.

La Cour grand-ducale?
Déjà, c’est savoir ce que veut dire le terme «excellence». C’est vraiment l’excellence avec un grand E. C’est aussi ne pas avoir peur de s’exprimer, mais savoir garder sa place. Je trouve qu’aujourd’hui, il y a pas mal de gens qui ne savent plus rester à leur place, sans aucune discrimination aucune. Voilà. Et puis ensuite, les voyages. Alors moi qui adore voyager, je peux vous dire que j’ai été gâtée. J’ai beaucoup aimé la Corée et le Japon. Et, à titre plus privé, Cuba.

Réécoutez la séquence du vendredi 23 avril 2021

Isabelle Faber, directrice de la communication et des relations publiques chez Post Luxembourg se confie, tout au long de cette semaine, sur les ondes de L'essentiel Radio. Mais quels sont les gros chantiers actuels chez Post Luxembourg? «L’arrivée de la 5G en 2020, ce n’était pas triste», a-t-elle reconnu à notre micro. «D’autant plus que le Covid-19 s’est posé par-dessus tout ça et ça continue… Ce virus reste un chantier pour 2021, ainsi que la 5G puisqu’il faut la déployer maintenant. Il y a également les chantiers au sens propre du terme avec le nouveau siège de Post Luxembourg qui sera inauguré en 2022. On va revenir en face de la gare centrale de la capitale».

Isabelle Faber en quelques questions

Des destinations de voyage que vous aimeriez nous faire partager?

Je suis une adepte des déserts. Je ne suis pas mer, ni montagne, j’adore le désert. J’ai fait une semaine dans le désert en Libye avec des Touaregs, il y a une quinzaine d’années. Et puis, le Bhoutan, quand j’ai quitté la Cour grand-ducale pour me ressourcer un peu. Je l’ai traversé d’ouest en est et dès que ce sera possible, j’y retournerai. Il ne faut pas trop le dire à tout le monde, car ce qui est beau, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de touristes au Bhoutan. Un autre endroit où j’irai tout de suite, c’est à Vienne pour revoir mon fils que je n’ai pas vu depuis plusieurs mois à cause de la crise sanitaire.

Revivre un moment de ma vie?

Je dirais que c’est une visite d’une exposition de Georges Braque à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence avec ma mère. Je ne me souviens plus de l’année. Cela résume bien tout ce qu’il me manque : le soleil de la Côte d’Azur, la beauté de l’architecture de la Fondation Maeght, Georges Braque qui était le premier artiste que ma mère m’a fait découvrir. J’adore les cubistes et puis, ma mère qui me manque depuis longtemps.

Le luxe suprême?

La santé, évidemment, et puis la liberté de s’exprimer et de se déplacer. Si on veut être un peu plus futile, je dirais que c’est lire «Elle» de la première à la dernière page. De préférence un samedi matin à l’Interview, avec un Capuccino et un jus d’orange pressé avec des glaçons.

La chose que j’aime le moins dans la nature humaine?
La mauvaise foi et le mensonge et les deux vont souvent de pair.

Réécoutez la séquence du jeudi 22 avril 2021

Isabelle Faber est la directrice de la communication et des relations publiques chez Post Luxembourg. À ce titre, nous lui avons demandé s’il y avait toujours débat sur la 5G au Luxembourg? «On est conscient que la 5G peut soulever des craintes», affirme-t-elle d’emblée. «Il convient dès lors de bien se renseigner et d’informer. Honnêtement, on n’a pas encore le recul nécessaire pour tirer des conclusions, mais comme à chaque fois qu’il y a une nouvelle technologie, il y a toujours des voix qui sont contre et des débats qui prennent forme».

Qu’en est-il au Luxembourg des attaques cybercriminelles et malveillantes sur le réseau national? Peut-on parler de recrudescence avec le développement du télétravail en raison de la crise liée au Covid-19? «C’est très compliqué de rassurer les gens à ce niveau-là», souligne Isabelle Faber. «On ne veut pas être trop négatif, mais le risque zéro n’existe pas. Il s’agit d’avoir de bonnes habitudes et de ne pas ouvrir n’importe quel document. Il ne faut pas télécharger sur son ordinateur portable du bureau des fichiers privés. Ce sont des choses très simples et puis, Post Luxembourg est là aussi pour veiller à tout ça. On a toute une équipe dédiée aux cyberattaques. Bientôt, on va même lancer un compte Twitter pour prévenir nos clients lorsqu’il y a des attaques».

Post Luxembourg a également lancé le ESport Masters, il y a peu. Cela consiste en quoi? «C’est un championnat qui concerne trois jeux vidéo», détaille Isabelle Faber. «FIFA 21, League of Legends et Clash Royal. On soutient les jeunes et les moins jeunes. Chacun peut y jouer à partir du moment où on passe les éliminatoires. C’est un vrai championnat avec, ensuite, des finales et des prix à gagner». Quel conseil peut-on donner à celles et ceux qui jouent beaucoup? «Il ne faut pas oublier qu’il y a une vie après les jeux et de l’autre côté des écrans», rappelle Isabelle Faber. «Il ne faut pas oublier de sortir. Même si on soutient le «gaming», c’est aussi un des rôles de Post de responsabiliser et de prévenir tout ça».

Isabelle Faber en quelques questions

Quelle couleur dans une boîte de crayons de couleur?
Je serai la couleur «parme», une nuance de violet. C’est la douceur, la quiétude, la sérénité. Et puis, c’est une couleur qui est très difficile à assortir.

Réécoutez la séquence du mercredi 21 avril 2021

Directrice de la communication et des relations publiques chez Post Luxembourg, Isabelle Faber est aussi la présidente du conseil d'administration de l'association Women Business. «L'idée, c'est de créer un environnement propice à la création d'un réseautage réservé aux femmes d'affaires. Créer un environnement où les femmes peuvent échanger, s'enrichir et avancer ensemble. Aujourd'hui, il y a des femmes fortes à la tête de plusieurs entreprises luxembourgeoises ou internationales. Je pense à la Spuerkees ou Axa, par exemple. Mais on n'est pas bons... En 2018, on savait qu'il y avait 18,4% de femmes dirigeantes, mais on devrait être bien plus nombreuses aujourd'hui. Ce n'est quand même pas glorieux, même au niveau européen, on doit être à 33-35%. On est quand même loin des 50%. On se contente de peu...».

Comment la société Post Luxembourg a-t-elle traversé et traverse-t-elle la crise du Covid-19? «Avant de répondre à votre question», précise Isabelle Faber, «je tiens quand même à rappeler que depuis le moment où l'état de crise a été déclaré, Post a été reconnue comme activité essentielle pour le maintien des intérêts vitaux de la population et du pays. Cela veut dire que le travail des facteurs était indispensable. Il fallait bien distribuer le courrier tous les jours. Tous les gens qui étaient en télétravail, il fallait qu'ils aient de la bande passante. Il fallait que les téléphones marchent, donc vous imaginez bien que tous ces services ont dû être maintenus. On est tous sortis un peu fatigués de tout ça et effectivement la livraison de colis a augmenté, c'est Noël, depuis plus d'un an maintenant au niveau des livraisons. C'est énorme, mais il y a eu moins de grands projets ICT, moins de courriers. Post Luxembourg ne ressort pas comme le grand gagnant de cette crise, mais quand on voit d'autres secteurs comme l'Horesca, les indépendants ou l'événementiel, on ne va pas se plaindre».

Isabelle Faber en quelques questions

Un souvenir de mes 18 ans?
J'étais au Lycée à Cannes et je me souviens surtout de ma bande de copains. À l'époque, on sortait beaucoup au Studio Circus à Cannes, mais également au CasaBlanca, ici au Luxembourg, quand je venais en vacances chez mon père. Les études dans tout ça, c'était plutôt réussi, puisque j'ai commencé par des études de médecine, donc on n'y arrive pas comme ça. J'ai abandonné ces études pour des raisons... on va dire, un accident de la vie.

Un mot pour me définir? Éclectique.

Réécoutez la séquence du mardi 20 avril 2021

Directrice de la communication et des relations publiques chez Post Luxembourg, Isabelle Faber est l'invitée de la Story de L'essentiel Radio tout au long de cette semaine. «Depuis le début de ma carrière, j'ai travaillé dans le secteur bancaire, dans la grande distribution, à la Cour grand-ducale, et maintenant je suis chez Post», précise-t-elle d'emblée, «et j'ai aussi créé ma propre boîte. Avant de faire tout ça, j'avais quand même débuté des études de médecine. À la base, je voulais être médecin sans frontière et mon idole, c'était Bernard Kouchner».

«Il y a actuellement plus de 4 600 personnes qui travaillent chez Post Luxembourg», poursuit Isabelle Faber. «On parle du groupe Post et de ses filiales. Par rapport aux autres pays, il faut savoir que Post a trois métiers différents. Il y a les activités de courrier, de télécommunications et de finances. Par rapport à la concurrence, on part du principe que c'est toujours très sain, car cela nous fait bouger et cela nous pousse à innover depuis plus de 180 ans maintenant».

Isabelle Faber en quelques questions

Mon premier job?
C'était un job de stagiaire à la Villa Louvigny chez RTL. C'est d'ailleurs là que je vous ai connu, Jean-Luc, et cela ne nous rajeunit pas. Avec mon premier salaire, j'ai dû acheter des vêtements et des disques.

Bluffée par quelle personnalité?
Sans aucun doute le Grand-Duc Jean. C'était une personne qui avait une immense aura et j'ai rarement vu ça. Il était d'une classe incroyable. Il était d'une discrétion et d'une dignité... C'était assez impressionnant. J'ai eu la chance de le croiser à plusieurs reprises lors des fêtes de la famille grand-ducale, j'ai aussi eu la chance de faire un livre et un reportage sur lui. J'ai également eu le privilège de faire une émission «Secrets d'histoire» avec Stéphane Bern sur la Grande-Duchesse Charlotte. À ce moment-là, nous avons interviewé le Grand-Duc Jean et il nous a livré des histoires de sa jeunesse, de ses souvenirs de guerre avec sa maman. C'était poignant et j'en ai d'ailleurs encore les larmes aux yeux. Je ne peux pas dire que j'étais proche de lui, mais je ne cache pas mon émotion.

Parmi tous les métiers que vous avez exercés, quel est celui qui vous a le plus passionné?
J'ai toujours pris du plaisir dans tous les jobs que j'ai eus jusqu'à présent. Après, ce sont les occasions et les opportunités qui se sont présentées. Et c'était toujours le bon moment de partir. On ne m'a jamais demandé de partir. Dans ma vie, j'essaie d'être honnête et d'avoir une certaine élégance. Parler de mon départ de la Cour grand-ducale, à l'antenne, ça irait à l'encontre de mes principes. Je ne souhaite donc pas en parler.

Réécoutez la séquence du lundi 19 avril 2021


La playlist d'Isabelle Faber

Stayin Alive des Bee Gees boucle la playlist d’Isabelle Faber. «C’est le premier disque que je me suis acheté», se souvient-elle.

Sade et le titre Smooth Operator, sorti en 1984, est le quatrième et avant-dernier titre proposé par Isabelle Faber.

Troisième choix d'artiste pour Isabelle Faber: Lenny Kravitz. «Parce que rock-and-roll et sexy», tout simplement.

«Bob Marley, c'est mon côté un peu hippy-dippy», concède notre invitée. «Hippie-Chic, comme disent mes amis et c'est des souvenirs aussi de mon adolescence sur la côte d'Azur. L'insouciance».

Premier titre à intégrer la playlist d'Isabelle Faber: «Ce n'est rien» de Julien Clerc, sorti en 1971. «J'ai eu du Julien Clerc dans mon biberon quand j'étais petite. Ma maman écoutait ça à tue-tête et figurez-vous, il va me détester si je dis ça à l'antenne, mais mon seul fils s'appelle Julien, à cause de Julien Clerc».

(Frédéric Lambert / L'essentiel )

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