Au Luxembourg – La crise a fait baisser le niveau d'allemand
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Au LuxembourgLa crise a fait baisser le niveau d'allemand

LUXEMBOURG - Les chercheurs de l'Université ont étudié l'impact de la pandémie sur l'apprentissage des écoliers et lycéens.

Le recteur de l'Uni, Stéphane Pallage, le directeur du LUCET, Antoine Fischbach, et le ministre Claude Meisch ont présenté l'étude.

Le recteur de l'Uni, Stéphane Pallage, le directeur du LUCET, Antoine Fischbach, et le ministre Claude Meisch ont présenté l'étude.

«Avec le confinement, les vacances d'été puis les quarantaines, certains élèves n'ont quasiment pas parlé allemand pendant six mois», souligne Antoine Fischbach. Le directeur du LUCET (Luxembourg Centre for Educational Testing) de l'Université du Luxembourg présentait ce jeudi les résultats des Épreuves standardisées (ÉpStan) 2020.

Les ÉpStan permettent chaque mois de novembre de faire un suivi des écoliers et lycéens du pays. Elles ont été menées auprès de 40 000 élèves et parents. Et contrairement à ce qu'on aurait pu craindre la communauté scolaire s'en est plutôt bien sortie face à la crise du Covid, «même si ça n'a pas été une partie de plaisir», commente Antoine Fischbach.

Ainsi, par rapport à 2019, les résultats des élèves restent globalement stables à tous les niveaux. À titre d'exemple, les parents et écoliers au cycle 3 disent avoir bien ou plutôt bien surmonté les défis de l'apprentissage à distance à 89%. Le chiffre est de 76% chez les élèves de lycée de 5e. Dans l'ensemble, seules les performances en compréhension de l'oral en allemand parmi les écoliers du cycle 3 montrent une baisse significative. Les lycéennes du classique en revanche, «ont amélioré leurs compétences en langues», note Antoine Fischbach.

«La fatigue s'est accumulée»

Les investissements dans les infrastructures et outils informatiques ont beaucoup aidé à cette résilience face à la crise. «Les enseignants ont concentré une partie de leur soutien vers les élèves plus vulnérables», commente également Antoine Fischbach. Car les ÉpStan ont aussi relevé des disparités entre les élèves plus ou moins favorisés socialement.

Reste à savoir si les troupes continueront à tenir bon. «Il est clair que depuis novembre, la fatigue s'est accumulée chez les élèves, les enseignants et les parents», admet Antoine Fischbach. Le ministre de l'Éducation nationale, Claude Meisch, a lui annoncé que la Summerschool, des cours de remise à niveau, serait à nouveau organisée pendant les deux semaines précédant la rentrée de septembre. Et que des outils seraient mis à disposition des enseignants pour leur permettre de porter une attention particulière au développement des compétences à l'oral des élèves en allemand, mais aussi en français.

(Séverine Goffin/L'essentiel)

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