Une façon de voir les choses – La crise actuelle est «positive» pour l'Europe

Publié

Une façon de voir les chosesLa crise actuelle est «positive» pour l'Europe

La crise est bénéfique car elle oblige le continent à adopter les réformes attendues depuis longtemps, a estimé lundi le chef d'un des plus gros fonds souverains au monde.

Selon le fonds norvégien, la crise a poussé les États à faire des efforts.

Selon le fonds norvégien, la crise a poussé les États à faire des efforts.

Signe de sa confiance dans un rebond, le fonds de pension public norvégien, qui pèse près de 400 milliards d'euros, consacre l'essentiel de son cash flow -lequel approche actuellement un milliard d'euros par semaine - à l'achat d'actions sur les Bourses du Vieux Continent, a déclaré Yngve Slyngstad. «Ce qui se produit en Europe aujourd'hui est probablement positif pour les investisseurs et probablement aussi en définitive pour tout le continent», a dit M. Slyngstad lors d'une rencontre avec la presse étrangère à Oslo. «Il y a cinq ans, il y avait un consensus pour dire que l'Europe faisait face à des défis énormes et qu'elle devait changer de manière significative (...) Il ne fait aucun doute que cette crise débouchera sur un certain nombre de changements», a-t-il ajouté.

Selon M. Slyngstad, les difficultés actuelles ont notamment poussé les dirigeants européens à prendre conscience de la nécessité d'un secteur privé «dynamique» et des facteurs démographiques, le vieillissement de la population risquant de peser sur les retraites.

Le fonds a profité de la chute des marchés

Alimenté par les recettes pétrolières de l'État et investi en actions et obligations internationales ainsi que dans l'immobilier, le fonds norvégien est le premier investisseur sur les Bourses européennes, dont il détient plus de 2% de la capitalisation totale. Après une pause dans ses achats entre l'été 2009 et l'été 2011, le fonds a recommencé à ramasser les actions européennes depuis août dernier, profitant de la chute des marchés.

En revanche, depuis 2009, le fonds a fortement réduit son exposition, pour la ramener à moins de 8 milliards d'euros, aux obligations des pays européens se débattant avec une dette souveraine importante (Grèce, Portugal, Irlande, Italie, Espagne). Il détient aussi seulement une centaine de millions d'euros d'obligations émises par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), soit environ 0,7% des titres émis jusqu'à présent pour venir en aide aux pays européens en difficulté.

(L'essentiel Online/AFP)

Ton opinion