Mouvement social – La crise sociale en Equateur a fait huit morts

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Mouvement socialLa crise sociale en Équateur a fait huit morts

Les autorités équatoriennes ont dressé un premier bilan du mouvement de contestation qui a secoué le pays, pendant près de deux semaines. Le calme est revenu.

Indigenous people celebrate outside the Casa de la Cultura in Quito on October 13, 2019 after Ecuador's president and indigenous leaders reached an agreement to end violent protests. - Ecuador's president and indigenous leaders reached an agreement to end nearly two weeks of violent protests against austerity measures put in place to obtain a multi-billion-dollar loan from the IMF. President Lenin Moreno met with Jaime Vargas, the head of the indigenous umbrella grouping CONAIE, for four hours of talks in the capital Quito broadcast live on state television. (Photo by Luis ROBAYO / AFP)

Indigenous people celebrate outside the Casa de la Cultura in Quito on October 13, 2019 after Ecuador's president and indigenous leaders reached an agreement to end violent protests. - Ecuador's president and indigenous leaders reached an agreement to end nearly two weeks of violent protests against austerity measures put in place to obtain a multi-billion-dollar loan from the IMF. President Lenin Moreno met with Jaime Vargas, the head of the indigenous umbrella grouping CONAIE, for four hours of talks in the capital Quito broadcast live on state television. (Photo by Luis ROBAYO / AFP)

AFP/Luis Robayo

Le bilan de la crise sociale que vient de traverser l'Équateur, avec de durs affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, est de huit morts et 1 340 blessés, a annoncé lundi, un organisme public. Parmi ces blessés, certains étaient lundi dans un état critique, a précisé cet organisme public de défense des droits, le Défenseur du peuple. Au cours de ces douze jours de crise, 1 192 personnes ont été arrêtées, selon la même source. Selon le ministère de l'Intérieur, ce sont même 1 419 personnes qui ont été interpellées au cours de la crise. Parmi elles figurent 54 étrangers, dont des Cubains, des Vénézuéliens et des Colombiens, a déclaré le ministère.

La crise a été provoquée par le doublement du prix des carburants, entraîné par la suppression soudaine des subventions que l'État accordait à ce secteur-clé de la vie économique de l'Équateur. La suppression de ces subventions s'inscrivait dans une série de réformes économiques négociées par le président équatorien Lenin Moreno, avec le Fonds monétaire international (FMI) en échange d'un prêt de 4,2 milliards de dollars. Le pays a été à l'arrêt pendant près de deux semaines, entre manifestations, blocages de routes, écoles fermées, transports publics quasi inexistants et puits pétroliers à l'arrêt, ce qui a suspendu la distribution de près de 70% de la production de brut.

Le calme est revenu après la conclusion dimanche soir d'un accord entre le mouvement indigène, fer de lance de la contestation, et le président Moreno, qui a accepté de retirer le décret qui supprimait les subventions des carburants. Les pertes économiques liées à la crise ont été estimées lundi, à au moins 1,5 milliard de dollars par Patricio Alarcon, dirigeant du patronat équatorien. «Ces journées doivent nous enseigner à privilégier la paix, la stabilité, la sécurité», a déclaré le président Moreno, dans un message télévisé enregistré à Guayaquil, la deuxième ville d'Équateur. C'est là que le président Moreno avait transféré le gouvernement, la semaine dernière, au plus fort des manifestations et des affrontements à Quito.

(L'essentiel/afp)

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