Chiffres officiels – La croissance chinoise au plus bas depuis 27 ans
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Chiffres officielsLa croissance chinoise au plus bas depuis 27 ans

Les chiffres annoncés lundi par les autorités chinoises montrent un ralentissement de la croissance. Cette dernière reste cependant conforme aux prévisions de début d'année.

La croissance chinoise reste tournée vers les exportations.

La croissance chinoise reste tournée vers les exportations.

AFP/str

Au plus fort des tensions commerciales avec Washington, la croissance chinoise s'est essoufflée sur un an au second trimestre (+6,2%), signant sa plus faible performance depuis au moins 27 ans. Ce chiffre a été annoncé lundi par le Bureau national des statistiques (BNS), de concert avec une salve d'indicateurs sur la santé économique de la Chine. Cette hausse reste toutefois dans la fourchette de croissance visée par Pékin cette année: entre 6 et 6,5% (contre 6,6% en 2018).

«L'environnement économique est toujours compliqué, tant en Chine qu'à l'étranger, la croissance économique mondiale ralentit et les instabilités et incertitudes externes augmentent», a reconnu le porte-parole du Bureau national des statistiques (BNS), Mao Shengyong. Le président américain Donald Trump, qui ne cesse de dénoncer l'excédent commercial de la Chine vis-à-vis de son pays, a imposé l'an dernier des droits de douane punitifs sur de nombreux produits chinois. Washington a décidé en mai de porter ces surtaxes douanières de 10 à 25% sur 200 milliards de biens chinois exportés annuellement vers les États-Unis, après l'échec des pourparlers avec Pékin.

Le gouvernement joue les équilibristes

Mais Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ont décrété, fin juin, une trêve dans leur guerre commerciale après une rencontre à Osaka (Japon) lors du sommet du G20. «La guerre commerciale a d'énormes répercussions sur l'économie chinoise, estime Edward Moya, analyste du courtier Oanda. Et comme les négociations peinent à réaliser des progrès significatifs, nous sommes certainement encore loin du creux de la vague pour l'économie chinoise». La semaine dernière, négociateurs chinois et américains ont repris le dialogue par téléphone sans toutefois annoncer de prochaine rencontre de haut niveau pour tenter de sortir de l'impasse.

Pour soutenir l'économie réelle, le gouvernement chinois s'est engagé en mars à baisser de près de 2 000 milliards de yuans (265 milliards d'euros) la pression fiscale et sociale sur les entreprises. Pékin joue également les équilibristes, en essayant de soutenir les entreprises ayant besoin de crédit, mais sans trop gonfler leur endettement. Les banques chinoises ont ainsi été encouragées à gonfler leurs prêts aux PME, jusque-là délaissées au profit des grands groupes publics, souvent peu rentables. Il s'agit d'un impératif également pour stabiliser le taux de chômage urbain, facteur crucial pour assurer la paix sociale. Il a légèrement augmenté entre mai et juin, passant de 5% à 5,1%, selon les chiffres officiels.

(L'essentiel/afp)

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