Débat en France – La «culture du viol» dénoncée à Sciences-Po
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Débat en FranceLa «culture du viol» dénoncée à Sciences-Po

Les prestigieux Instituts d'études politiques (IEP) ont été touchés par de nombreux témoignages d'étudiantes faisant état de violences sexuelles. Le hashtag #sciencesporcs fleurit sur Twitter.

De nombreuses étudiantes et anciennes étudiantes de Sciences-Po ont dénoncé les viols qu'elles ont subi.

De nombreuses étudiantes et anciennes étudiantes de Sciences-Po ont dénoncé les viols qu'elles ont subi.

Des étudiantes se disant victimes ou témoins de violences sexuelles, y compris de viols, ont multiplié les messages sur les réseaux sociaux avec le mot-dièse #sciencesporcs qui s'inspire de #balancetonporc, lancé en octobre 2017, après la mise en cause du producteur américain Harvey Weinstein, une affaire qui a favorisé la libération de la parole.

À ce jour, la seule enquête préliminaire pour viol est instruite à Toulouse après le dépôt d'une plainte, le 6 février. «À ce stade, il est prématuré d'avancer que d'autres faits similaires en lien avec cette affaire auraient pu être portés à la connaissance des enquêteurs, qui vont s'attacher sans délai à finaliser leurs investigations», a précisé à l'AFP, le procureur Dominique Alzeari.

«Soirée d'"intégration"»

Olivier Brossard, directeur de l'IEP de Toulouse, a donné mardi des détails: «Les faits remontent à septembre 2018, dans le contexte d’une soirée "d’intégration", censée être festive et bienveillante, où les nouvelles générations sont prises en charge par les plus anciennes».

Dans un premier temps, la jeune femme de 20 ans a souhaité rester anonyme. Fin décembre, la victime est venue voir le responsable de Sciences Po Toulouse et a donné son identité. Elle a alors été prise en charge et «nous l’avons incitée à nous donner le nom de l’agresseur et un témoignage écrit».

Le directeur a indiqué «avoir de sérieuses préoccupations autour des CRIT (rendez-vous sportifs annuels des différents IEP). Il y a déjà eu des débordements - chants avec des propos inadmissibles, beaucoup d’alcoolisation…».

«Signaler ces crimes»

«Nous ne nions pas ces agissements, mais bien souvent nous ne les connaissons pas», a de son côté souligné Jean Philippe Heurtin, directeur de l’IEP de Strasbourg. Depuis la rentrée, deux cas ont été portés à sa connaissance. Dans le premier, après enquête interne «il s'est avéré qu'il n'y avait pas matière à une qualification de violences sexistes ou sexuelles. Le deuxième cas a occasionné un signalement au procureur pour des faits qui pourraient s'apparenter à un crime», a-t-il ajouté.

Plusieurs responsables politiques ont apporté leur soutien à cette vague de dénonciations sur les réseaux sociaux. La ministre chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a invité les victimes à «signaler ces crimes» sur la plateforme du gouvernement contre les violences sexistes et sexuelles (arretonslesviolences.gouv.fr).

(L'essentiel/afp)

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