Affaire Hamraoui/Diallo: La dérive «pathologique» de la footballeuse jalouse

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Affaire Hamraoui/DialloLa dérive «pathologique» de la footballeuse jalouse

Le journal Le Parisien livre le récit détaillé de l'agression de la footballeuse Kheira Hamraoui, présumément victime de «la haine» de son ex-coéquipière Aminata Diallo.

L'affaire Hamraoui a secoué le PSG et le football français.

L'affaire Hamraoui a secoué le PSG et le football français.

AFP

Parmi les nombreuses affaires judiciaires qui polluent le football français, l'agression de la joueuse du PSG, Kheira Hamraoui, est revenue dans l'actualité avec la mise en examen et le placement en détention provisoire de son ex-coéquipière Aminata Diallo. La joueuse actuellement sans club est soupçonnée d'avoir organisé l'attaque violente de son ancienne partenaire qui représentait «un obstacle à sa propre carrière sportive», le 4 novembre 2021.

C'est en tout cas ce que tend à démontrer le rapport de police dévoilé par Le Parisien, mardi. Le journal francilien met ainsi en lumière «la profonde jalousie» et même «la haine» qui animait l'internationale française vis-à-vis de sa concurrente en club et en équipe de France, selon les mots utilisés par les enquêteurs.

Placée en garde à vue une première fois en novembre dernier, ce qui avait déclenché la couverture médiatique intense autour de cette affaire, Aminata Diallo avait alors été mise hors de cause, les policiers explorant d'autres pistes, notamment celle d'une expédition punitive liée à des relations extraconjugales.

«Me niquer mon travail gratuitement j'accepte pas»

Aminata Diallo

En réalité, les enquêteurs n'avaient pas abandonné la première hypothèse et la théorie de la rivalité professionnelle. Une thèse que semblent confirmer les écoutes détaillées dans le rapport de police: «Je vais devenir sans scrupule maintenant! J'ai besoin de personne mais me niquer mon travail gratuitement j'accepte pas», a confié Diallo à un homme incarcéré à Lyon. Surnommé «Jaja», ce dernier purge une peine pour «racket et actes de torture et barbarie». Il a été interrogé plusieurs fois par les enquêteurs qui le soupçonnent d'appels anonymes à des coéquipières de Hamraoui.

En plus d'Aminata Diallo, quatre hommes nés entre 1999 et 2003, selon une source proche du dossier, ont été mis en examen vendredi pour «association de malfaiteurs» et «violences aggravées».

Un lien avec le grand banditisme

«Tous les quatre mettent en cause Madame Diallo (...) comme étant la commanditaire des violences, pour lui permettre d'occuper le poste de la victime lors de compétitions à venir», a expliqué le parquet. Parmi ces quatre hommes, «trois reconnaissent leur présence sur les lieux et indiquent connaître le motif de leur recrutement et de leur présence. Le quatrième homme reconnaît quant à lui avoir porté des coups à la victime», précise le parquet.

Selon Le Parisien, celui qui est surnommé «le petit» aurait reçu 500 euros pour cette mission. Mais les enquêteurs ne sont pas convaincus qu'il soit réellement l'auteur des coups. Pour eux, l'agresseur est un cinquième homme non identifié et possiblement lié au grand banditisme. Les différents protagonistes n'oseraient pas le dénoncer. «Un proche d'Aminata Diallo», lui aussi non identifié, aurait également été chargé de coordonner l'agression.

(th)

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