Emploi au Luxembourg – La digitalisation a permis d'amortir le choc de la crise

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Emploi au LuxembourgLa digitalisation a permis d'amortir le choc de la crise

LUXEMBOURG – Certaines entreprises ont tiré leur épingle du jeu pendant la crise économique. Des créations d’emploi ont même été visibles.

L'essor du commerce en ligne a favorisé les livreurs de paquets.

L'essor du commerce en ligne a favorisé les livreurs de paquets.

Editpress/Archives

Si la plupart des entreprises continuent de souffrir de la crise sanitaire et économique, certaines ont réussi à éviter le pire, voire à sortir gagnantes. «Celles qui avaient la possibilité de se digitaliser rapidement ont tiré leur épingle du jeu», explique Tom Baumert, responsable entrepreneurship à la Chambre de commerce. Certaines structures «avaient anticipé sans le savoir, en lançant la digitalisation précédemment».

Cette offre numérique concerne de nombreux secteurs, mais principalement «celui de la restauration, car il a particulièrement souffert, vu que les établissements sont toujours fermés», reprend Tom Baumert. Les livraisons à domicile ont en effet augmenté depuis un an. Tom Baumert a également constaté un essor «des entreprises actives dans le domaine de la santé, qui attire beaucoup d’investisseurs». Cela concerne celles qui proposent du matériel ou des applications. Les «acteurs du commerce électronique se portent bien aussi, par exemple les livreurs de colis». Ainsi, POST a largement augmenté son volume de colis livrés durant toute l’année 2020 (+51%), enregistrant jusqu’à +76% au mois de mai.

Nouvelles habitudes et diversifications

Tom Baumert cite également «l’industrie du divertissement digital, même si elle est faible au Luxembourg». Le gaming, en revanche, a accéléré son développement, «avec des acteurs importants dans le pays». Ces secteurs «créent des emplois, cela a permis d’amortir la hausse du chômage». La capacité d’adaptation n’est pas la même pour toutes les entreprises. «Tout dépend du secteur d’activité et du business model, explique le spécialiste. Par exemple, un restaurant de 300 m², qui doit payer un loyer élevé, s’adapte moins bien qu’un petit qui effectuait déjà beaucoup de livraisons et de ventes à emporter».

Tom Baumert pense que la digitalisation, accélérée par la crise, constitue un processus durable. «Déjà avant la crise, nous incitions à la vente en ligne. Maintenant, les clients ont pris des habitudes qui pourraient perdurer». Il suppose également que l’une des «leçons de la crise» sera la diversification, avec «des entreprises qui proposeront trois ou quatre activités au lieu de se concentrer sur une seule».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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