Affaire Bettencourt – «La fée Liliane» aurait sciemment arrosé Banier

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Affaire Bettencourt«La fée Liliane» aurait sciemment arrosé Banier

Pour défendre celui qui a été qualifié de «gourou» par le procureur, les avocats de François-Marie Banier ont plaidé la personnalité singulière de leur client.

La défense de François-Marie Banier a défendu mercredi la thèse d'un libre «choix» de la milliardaire française en faveur de celui qu'elle a couvert d'argent.

La défense de François-Marie Banier a défendu mercredi la thèse d'un libre «choix» de la milliardaire française en faveur de celui qu'elle a couvert d'argent.

AFP

L'avocat du principal accusé au procès de Liliane Bettencourt, le photographe François-Marie Banier, a défendu mercredi la thèse du «libre choix» de la milliardaire française en faveur de celui qu'elle a couvert d'argent. Les dons et autres contrats porteraient sur plus de 400 millions d'euros. Photographe en vogue dans les années 70-80, M. Banier est jugé pour «abus de faiblesse» portant sur des dons manuels, des libéralités ou encore des contrats d'assurance-vie. Selon les calculs de ses avocats, seuls «104 millions d'euros» sont liés aux faits poursuivis.

Pour Me Laurent Merlet, l'un des avocats du photographe, «c'est le choix que Mme Bettencourt a fait», a-t-il affirmé, mercredi, devant le Tribunal correctionnel de Bordeaux. «On peut trouver choquant de choisir un ami pour le couvrir d'or, mais cela n'en fait pas un acte abusif» du point de vue du droit, a rappelé l'avocat, qui a plaidé la relaxe de l'artiste et dandy de 67 ans. Le parquet a requis contre lui trois ans de prison et 375 000 euros d'amende.

S'appuyant sur une riche correspondance, Me Merlet a affirmé que Liliane Bettencourt avait «parfaitement conscience» au fil des années de sa propre situation et de ce qui se passait autour d'elle, contrairement à la thèse de l'accusation selon laquelle la milliardaire n'avait plus toute sa tête.

«Abus de faiblesse»

L'avocat s'est attaché à mettre en relief le libre arbitre de la vieille dame, des «confirmations de décisions» prises, selon lui, des années auparavant, parfois dans les années 90, bien avant la période (2006-2010) des faits poursuivis. Et, chaque année, a-t-il déclaré à la barre, «la fée Liliane régularise les dons, les donations».

Le tribunal juge depuis un mois dix personnes pour «abus de faiblesse», «recel» ou «blanchiment», portant sur des centaines de millions d'euros, au détriment de la richissime héritière du groupe L'Oréal, âgée de 92 ans, sous tutelle, et absente de ce procès.

(L'essentiel/AFP)

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