Pass sanitaire – La femme à la pancarte antisémite à Metz arrêtée
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Pass sanitaireLa femme à la pancarte antisémite à Metz arrêtée

METZ - Une femme a été arrêtée pour une «pancarte au message manifestement antisémite» brandie lors d'une manifestation anti-pass sanitaire, samedi.

Sur la pancarte incriminée sont inscrits les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d'affaires et intellectuels, dont certains sont juifs.

Sur la pancarte incriminée sont inscrits les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d'affaires et intellectuels, dont certains sont juifs.

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«Ce matin, les services de police ont interpellé la jeune femme brandissant» une pancarte jugée antisémite dans un cortège contre le pass sanitaire à Metz, samedi. Cette pancarte avait créé une polémique et été condamnée avec la plus grande fermeté. Une enquête avait été ouverte, confiée au commissariat de Metz.

Une photo diffusée sur les réseaux sociaux montre une jeune femme brandissant la pancarte incriminée sur laquelle sont inscrits les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d'affaires et intellectuels, dont certains sont juifs. «Cette pancarte est abjecte. L’antisémitisme est un délit, en aucun cas une opinion. De tels propos ne resteront pas impunis», avait fustigé le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sur son compte Twitter.

Le maire de Metz, François Grosdidier (LR), s'est dit «outré, scandalisé, mais hélas pas surpris», dénonçant un «mélange de tous les refus dans une convergence des extrêmes et dans un magma populiste et antisémite»: «J'espère que la personne qui porte la pancarte sera sanctionnée», a-t-il ajouté.

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a annoncé pour sa part, dimanche, à l'AFP, son intention de porter plainte, considérant que l'«on est très clairement en présence d'une pancarte à l'antisémitisme assumé». Il «faut être intraitable», a-t-elle souligné. SOS Racisme a également déclaré, dans un communiqué, «étudier» la possibilité de poursuites judiciaires.

«Consternant et révoltant», a dénoncé Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants.

«L'antisémitisme a tué hier et tue encore aujourd'hui. L'antisémitisme n'est pas une opinion. C'est un délit, qui doit être condamné systématiquement», a renchéri, toujours sur Twitter, la ministre déléguée à l'Égalité, Elisabeth Moreno.

«Ignoble. Glaçant»

Le délégué général d'En Marche! Stanislas Guérini, a également fustigé «l'antisémitisme à visage découvert. Ignoble. Glaçant», et l'a estimé «passible de poursuites». L'ambassade d'Israël en France s'est dite «épouvantée d'une telle expression de la haine antisémite la plus abjecte». Des réactions saluées par la Licra, qui demande également aux organisateurs des manifestations contre le pass sanitaire de «se désolidariser de ce genre de propos».

Sur la pancarte, les noms encadrent le slogan: «Mais qui?». Celui-ci est apparu à la suite d'une interview en juin sur la chaîne CNEWS d'un général à la retraite, Daniel Delawarde, signataire d'une tribune évoquant «le délitement» de la France publiée par Valeurs Actuelles.

Enquête pour «diffamation publique»

À la question «qui contrôle la "meute médiatique"?» et après plusieurs relances, il avait répondu «la communauté que vous connaissez bien», avant d'être coupé par le présentateur, Jean-Marc Morandini. Pour la Licra, ce slogan est «une autre manière de dire qu'on n'aime pas les Juifs».

Le parquet de Paris avait ouvert, peu après l'interview du général Delawarde, une enquête pour «diffamation publique» et «provocation à la haine et à la violence à raison de l'origine ou de l'appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion». La manifestation messine avait réuni samedi 3 800 personnes, selon la police.

(L'essentiel/afp)

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