Droits et égalité – La FIFA et l'UEFA invitées à être plus regardantes
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Droits et égalitéLa FIFA et l'UEFA invitées à être plus regardantes

Le Conseil de l'Europe a réclamé mercredi que la désignation des pays hôtes des compétitions de football soit conditionnée par le respect de «normes fondamentales».

Des milliers d'accidents du travail ont été observés au Qatar, dans la préparation de la Coupe du monde 2022.

Des milliers d'accidents du travail ont été observés au Qatar, dans la préparation de la Coupe du monde 2022.

AFP/Giuseppe Cacace

Dans une série de résolutions, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) appelle la FIFA et l'UEFA à «revoir les conditions que les pays candidats à l'organisation de grands évènements de football doivent respecter» et de prévoir «des critères minimaux prédéterminés» concernant notamment «les droits des travailleurs, l'égalité entre les femmes et les hommes, ou la protection des athlètes mineurs».

Ainsi, «le respect des normes fondamentales de l'OIT (NDLR: Organisation internationale du travail) devrait être une condition préalable et non un objectif à atteindre après avoir été désigné comme pays hôte de la Coupe du monde», exige l'APCE, au regard des «milliers d'accidents de travail, y compris mortels» observés «au Qatar depuis que le pays a été désigné pour organiser la Coupe du monde de football 2022».

Non-discrimination des femmes

«Grâce aux projecteurs qu'amène le football au Qatar, le système a évolué en un temps record», a répondu Gianni Infantino, le président de la FIFA, présent dans l'hémicycle de l'institution strasbourgeoise, mentionnant l'instauration d'un salaire minimum (d'environ 1,16 euro de l'heure) ou d'une règlementation «protégeant les travailleurs de la chaleur».

L'Assemblée estime aussi qu'un pays «où les femmes seraient manifestement discriminées dans l'accès au sport devrait être écarté» de l'organisation des compétitions internationales. Elle appelle par ailleurs les fédérations à assurer «l'égalité des salaires et des primes versés aux joueurs et aux joueuses des équipes nationales», et demande aux instances footballistiques l'instauration d'un «quota d'au moins 25% de sièges réservés aux femmes dans leurs organes de direction».

(L'essentiel/AFP)

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