La fin d'une dynastie américaine

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La fin d'une dynastie américaine

"Ted" était le troisième des frères Kennedy à s'être illustré par son parcours politique, après ses frères John - président des États-Unis assassiné en 1963 - et Robert, lui aussi assassiné pendant une course à la Maison Blanche qui lui était promise.

Avec Ted Kennedy, qui a succombé mardi matin à une tumeur au cerveau, c'est la fin d'une dynastie politique au poids incomparable aux États-Unis, celle des Kennedy.

Un grand frère président-star, un autre qui a failli le devenir, la voie de Ted était toute tracée.

Né le 22 février 1932 à Boston, benjamin des neuf enfants de Joseph et de Rosa Kennedy, il s'installe sur le siège de sénateur du Massachussets de son frère JFK en 1962, quand il est devenu président.

Dans l'ombre au début

Ce siège de sénateur, il ne l'a pas quitté depuis, influant grandement sur la politique des présidents successifs.

On dit même, aux USA, que plus de 300 lois portent sa marque de fabrique.

Juriste, diplômé de l'Université de Harvard et de l'Université de Virginie, Ted Kennedy reste dans l'ombre politique de ses frères ainés jusqu'à l'assassinat de Robert, en juin 1968, durant la campagne présidentielle.

L'aile gauche du parti démocrate

Après la disparition de ce dernier, la charge de représenter le clan dans la vie politique nationale et dans le parti lui échoit naturellement. Mais un accident de voiture dans l'île de Chappaquiddick en 1969, dans lequel sa jeune collaboratrice Mary Jo Kopechne se noie, met un terme définitif à ses ambitions présidentielles.

Il se consacre alors à son travail de sénateur. Considéré comme un des représentants de l'aile gauche de son parti, il monte en première ligne pour toutes les questions sociales, notamment celles concernant le droit à l'éducation et à la santé pour tous, sans distinction de race, de langue et de revenu.

"La pire bévue de l'Histoire"

Devenu le patriarche du clan Kennedy, Ted est toujours présent dans les moments difficiles, qu'ils soient liés aux problèmes judiciaires ou bien à des disgrâces, comme la mort de John Fitzgerald Jr en 1999, dans un accident d'avion.

Après l'intervention américaine en Irak, en 2003, il s'oppose à George W. Bush en l'accusant d'avoir sciemment exagéré la menace irakienne pour justifier la guerre. Il compare Bush à Nixon et l'Irak au Vietnam. Il évoque "la pire bévue de l'Histoire de la diplomatie américaine".

Après une opération pour une artère bouchée en octobre 2007, il rallie Barack Obama dans la course à la candidature démocrate de 2008.

lessentiel.lu avec AFP

Sa vie, racontée en anglais

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