Banques – La finance islamique doit trouver sa place

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BanquesLa finance islamique doit trouver sa place

LUXEMBOURG - Les banques proposent déjà des produits financiers dédiés aux investisseurs de religion musulmane.

En novembre, les responsables des banques centrales islamiques se retrouveront à Luxembourg. Pas un hasard.

En novembre, les responsables des banques centrales islamiques se retrouveront à Luxembourg. Pas un hasard.

La finance islamique au Grand-Duché, «L'histoire remonte déjà à 1983», rappelle Eleanor de Rosmorduc, chargée des relations publiques de l'agence Luxembourg for finance (LFF). À cette date, la première société arabe d'assurance s'installait sur la Place. En 2002, la Bourse de Luxembourg était la première en Occident à coter une action «fonctionnant» selon les critères de la charia.

Aujourd'hui, le Luxembourg est le deuxième pays non arabe en termes de gestion de fonds privés d'investissement islamiques. «Mais au-delà des 500 millions d'euros d'actifs actuels, les établissements pourraient collecter plus». D'où la page spéciale sur le site web de LFF pour présenter aux convertis à l'islam habitant en Europe les possibilités offertes ici. Sachant que Londres a déjà saisi cette chance depuis longtemps. «La finance islamique répond à des règles. Ce ne sont pas des religieux qui veillent à leur respect mais bien des juristes», précise Eleanor de Rosmorduc.

Pas d'argent investi dans toute activité liée au jeu ou à l'alcool, ou aucun taux d'intérêt avancé. «L'idée n'est pas d'attirer une banque de Dubai au Luxembourg, mais bien des fonds occidentaux et les gérer selon la gouvernance de la charia et dans le respect des lois de l'Union».

Patrick Jacquemot

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