Entreprise au Luxembourg – La firme d'audit EY a ses leviers de croissance

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Entreprise au LuxembourgLa firme d'audit EY a ses leviers de croissance

LUXEMBOURG - L'entreprise d'audit et de conseil EY identifie des thématiques porteuses et y dédie des moyens. C’est le cas des fonds d’investissement alternatifs.

L’équipe dirigeante de la firme d’audit et de conseil EY Luxembourg a présenté ses résultats annuels.

L’équipe dirigeante de la firme d’audit et de conseil EY Luxembourg a présenté ses résultats annuels.

EY Luxembourg a indiqué jeudi avoir réalisé une croissance combinée de 24,4 % sur ces deux derniers exercices combinés. Le chiffre d’affaires de la firme d’audit et de conseil s’élève ainsi à 286 millions d’euros au 30 juin 2021. Des thématiques transversales aux différents métiers ont un impact significatif sur la progression de la société du «Big Four». C’est le cas des fonds d’investissement alternatifs, qui ont apporté «une croissance de plus de 22% sur sur toutes les lignes», a souligné Olivier Coekelbergs, Country Managing Partner.

«Le Luxembourg a eu raison de se positionner sur cette thématique, il est de plus en plus reconnu comme LA place pour ces fonds alternatifs», abonde Olivier Lemaire, Assurance Leader. Une expansion qui a conduit EY à développer des sous-secteurs, en leur dédiant des ressources, comme le capital-investissement, l’immobilier - les plus significatifs - mais aussi les infrastructures et les fonds de dette privée, «qui prennent une place de plus en plus importante».

Les services en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) ont aussi le vent en poupe. Au-delà des contraintes liées à la réglementation, «il s’agit d’établir quelle est la vision, l’ambition que les clients doivent avoir, ce que ces investissements obligatoires peuvent apporter en plus», entrevoit Laurent Moscetti, Consulting Leader. Le département «tax», qui a aussi développé son offre en matière d’ESG, doit composer avec un important virage à venir en matière de fiscalité internationale. L’accord de l’OCDE pour un taux d’imposition minimale des multinationales à 15 % doit se traduire par une directive européenne, qui arrive bientôt. «Les textes ne sont pas connus, cela crée de l’insécurité et de l’incertitude. Quel sera l’impact sur le Luxembourg? Le savoir relève de la magie noire», commente Bart van Droogenbroek, Tax Leader.

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

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