Au Luxembourg – La fourrière située à Esch a fermé ses portes

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Au LuxembourgLa fourrière située à Esch a fermé ses portes

ESCH-SUR-ALZETTE - La fourrière a cessé ses activités le 14 août dernier, pour «des questions de sécurité», indique Henri Kox, le ministre de la Sécurité intérieure.

La police recherche une alternative depuis plusieurs années.

La police recherche une alternative depuis plusieurs années.

L'essentiel

Le Luxembourg ne compte actuellement plus que deux fourrières. Celle située à Esch-sur-Alzette a en effet fermé ses portes le 14 août dernier, pour «des questions de sécurité», indique Henri Kox, le ministre Déi Gréng de la Sécurité intérieure, en réponse à une question parlementaire du député CSV, Georges Mischo.

«Les problèmes de sécurité sont liés à la dégradation du bâtiment qui abrite la fourrière, la «Gebléishal», indique la police à L'essentiel. «Le hall principal du bâtiment, qui abrite également le poste de police, était une solution temporaire, explique de son côté Henri Kox. Les policiers, le personnel des services de remorquage, les propriétaires des voitures remorquées et les visiteurs des parkings de ce hall n'étaient présents que le temps nécessaire». Mais la police recherche une alternative depuis plusieurs années, en collaboration avec l'Administration des bâtiments. Déjà en 2019, la zone du rond-point Raemerich à Esch-Belval était considérée comme une solution à long terme, note le ministre.

Délai raccourci

Mais aucun nouveau site pour toute la région sud-ouest du pays, qui doit être «vaste, sécurisé, surveillé et suffisamment proche du service concerné», n'a pour l'instant été trouvé, déplore-t-il. «Le Fonds Belval n'a pas de solution alternative, indique Henri Kox. Même au niveau municipal, il existe jusqu'à présent peu de solutions pouvant garantir la sécurité des voitures remorquées». La police se penche donc sur le domaine de l'État pour trouver une solution.

Pour rappel, la police gère deux autres fourrières sur le territoire national, à Colmar-Berg et au Findel, à 200 mètres du siège de la police nationale. Pour pouvoir récupérer sa voiture à la fourrière, la facture peut vite dépasser les 250 euros. Outre les frais de dépannage, 190 euros les jours ouvrables, de 8h à 18h, et 214 euros la nuit, il faut ainsi ajouter l'avertissement taxé, entre 24 et 145 euros, selon l'infraction, et in fine les frais de fourrière, à raison de 40 euros la journée. Et quand personne ne vient reprendre son bien, les véhicules sont mis aux enchères sur instruction du parquet. Rappelons également que le délai de mise à la fourrière d'un véhicule a été ramené de 8 jours à 24 heures, sur les autoroutes et les routes nationales hors agglomérations.

(ol/L'essentiel)

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