La Française Clotilde Reiss libérée

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La Française Clotilde Reiss libérée

Son pays a payé une caution pour obtenir une libération conditionnelle, dimanche soir, de la jeune femme arrêtée lors des manifestations postélectorales.

La jeune Française avait déjà comparu à Téhéran, le 8 août dernier. (afp)

La jeune Française avait déjà comparu à Téhéran, le 8 août dernier. (afp)

La jeune Française Clotilde Reiss, arrêtée en Iran pour s'être mêlée à des manifestations postélectorales, a été remise en liberté conditionnelle dimanche soir, après plus de six semaines de prison à Téhéran.

La France a accepté de payer une caution et que la jeune universitaire de 24 ans soit «hébergée» à l'ambassade de France à Téhéran, le temps que la justice iranienne se prononce sur les accusations qui pèsent contre elle. Clotilde Reiss «demeure sous contrôle judiciaire», a dit le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Sa libération était devenue une priorité pour la diplomatie française, dans le contexte déjà difficile des relations entre la France et l'Iran. Celui-ci est marqué par le dossier nucléaire et les doutes exprimés par Paris sur la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, le 12 juin dernier.

Soutien de la Syrie

Paris reconnaît avoir demandé l'aide de pays pouvant avoir une «influence» sur l'Iran pour parvenir à cette remise en liberté, et mentionne en particulier le soutien de la Syrie, principal allié de Téhéran dans le monde arabe.

Selon les autorités françaises et ses proches, la jeune femme va bien. «Je l'ai trouvée en bonne forme, elle était très heureuse», a déclaré à l'AFP son père, Rémi Reiss, qui a pu s'entretenir avec sa fille au téléphone, quelques instants après sa remise en liberté. «C'est un grand moment pour nous, après un mois et demi d'absence. On va maintenant pouvoir travailler à sa libération définitive», a ajouté Rémi Reiss.

La jeune universitaire, lectrice de français à l'université d'Ispahan (centre), est accusée d'avoir pris part à des manifestations qui ont suivi le scrutin présidentiel contesté du 12 juin. Elle est aussi accusée d'avoir rassemblé des informations et «encouragé les émeutiers», selon la justice iranienne.

lessentiel.lu avec afp

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