La France passe de la croissance à la récession

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La France passe de la croissance à la récession

Le gouvernement prend conscience de l’ampleur de la crise. Désormais, il table sur un recul du PIB de 1,5% en 2009 avec «plus de 300 000 destructions» d'emplois.

Le PIB reculerait en 2009 de 1,5%, selon les prévisions. (afp)

Le PIB reculerait en 2009 de 1,5%, selon les prévisions. (afp)

L'économie a subi un violent coup d'arrêt au quatrième trimestre, alors même que la France avait échappé de justesse à la récession au troisième. En chiffre, cela se traduit par un effondrement de 1,2% du PIB. Cette chute, la plus forte depuis 1974 et le choc pétrolier, avait contraint le gouvernement à reconnaître que le pays n'échapperait pas à la récession cette année, à l'instar de ses voisins.

Le PIB baisserait d’un point par rapport aux prévisions précédentes. Intégrée dans le projet de loi de finances rectificative qui sera présentée mercredi en conseil des ministres, la nouvelle estimation fait état d'un recul du PIB de 1,5% cette année. C'est une drastique révision en baisse par rapport aux dernières hypothèses qui prévoyaient une croissance comprise entre "0,2% et 0,5%".

Bruxelles poursuit Paris pour déficits excessifs

Cette nouvelle prévision reste toutefois un peu plus optimiste que celle de la Commission européenne (-1,8%) ou du Fonds monétaire international (-1,9%). Et pour 2010, la France table tout de même sur une croissance "comprise entre 0,5% et 1%". "Depuis un an, nous vivons de fortes incertitudes. Tant d'éléments nous échappent qu'il est extrêmement difficile de faire des prévisions", prévient le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis (Union Centriste).

Bruxelles a enclenché la semaine dernière une procédure pour déficits excessifs contre Paris, aux côtés de cinq autres pays européens, pour le dérapage de leurs comptes publics au-delà de la limite de 3% du PIB tolérée par le Pacte de stabilité européen. Un coup de semonce jugé malvenu par la France, au moment où la crise impose de dépenser plus.

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Bruxelles a lancé une procédure contre déficit excessif vis-à-vis de la France, l'Espagne, la Grèce et l'Irlande - ainsi que la Lettonie et Malte.

En ce qui concerne Paris, le plan de relance dévoilé en décembre par le gouvernement français aura pour effet, selon la Commission européenne, d'accroître le déficit de 0,8 % du PIB en 2009 et de 0,1 % en 2010.DE

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