Grogne en France – La grève «coûte 153 millions d'euros» à la SNCF
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Grogne en FranceLa grève «coûte 153 millions d'euros» à la SNCF

Au neuvième jour du mouvement social à la SNCF, le patron de la société publique estime qu'«il est temps de se remettre au travail», dans une interview publiée jeudi dans «Le Parisien».

Selon Guillaume Pepy, patron de la SNCF, le mouvement social a coûté, au neuvième jour de grève, le «tiers des résultats» de 2012.

Selon Guillaume Pepy, patron de la SNCF, le mouvement social a coûté, au neuvième jour de grève, le «tiers des résultats» de 2012.

AFP

«Les cheminots sont légitimistes. Ils respectent les lois. L'Assemblée nationale vote aujourd'hui la réforme ferroviaire… Une fois que la démocratie s'est exprimée, il serait à l'honneur du mouvement qu'il s'arrête», explique Guillaume Pepy, avant de lancer: «Il est temps de se remettre au travail au service public». Et de préciser: «On a perdu 153 millions d'euros, ça fait 15 trains franciliens. Soit un tiers de notre résultat de l'année dernière. C'est énorme».

«J'ai assisté pendant deux ans à la concertation menée par Frédéric Cuvillier (NDLR: secrétaire d’État aux Transports). Il a rencontré tous les syndicats, j'ai bien dit tous, une dizaine de fois. On ne peut pas lui reprocher d'avoir fermé la porte», rappelle le patron de la SNCF. Alors que s'est-il passé? demande le journal. «Certains ont changé d'avis, pour répondre pudiquement», déclare M. Pepy, pour qui «sauver le système ferroviaire, c'est réformer et réformer c'est négocier». Quant à savoir si ce mouvement laissera des traces dans l'entreprise: «Il y a un risque que cela laisse des traces à cause de ces clivages, des pressions qu'il y a eu entre grévistes et ceux qui travaillent», reconnaît le dirigeant.

Aussi, «dès la fin de ce mouvement on va retravailler tous ensemble. Ma responsabilité, c'est la cohésion de l'entreprise. Dans ce nouveau groupe on a besoin de tous pour bâtir une nouvelle SNCF», indique-t-il. Enfin, interrogé sur son possible départ: «C'est de l'intox. Je suis à la SNCF et je reste à la SNCF. En tout cas, c'est mon souhait», répond Guillaume Pepy, dont le nom a été évoqué en début de semaine pour prendre la présidence d'EDF.

(L'essentiel/AFP)

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