Au Luxembourg – La Loterie nationale lance ses bornes de jeux

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Au LuxembourgLa Loterie nationale lance ses bornes de jeux

LUXEMBOURG - La Loterie nationale a débuté une phase de tests dans «quelques points de vente».

Avec ces machines, l’argent ne transite pas par le tenancier de l’établissement.

Avec ces machines, l’argent ne transite pas par le tenancier de l’établissement.

La Loterie nationale contre-attaque. Face aux bornes de jeux dans les bars qu’il juge illégales, l’opérateur vient de lancer ses propres appareils. Nous en avons testé un, dans un bar à Esch-sur-Alzette. Il faut glisser un billet dans une première machine, qui délivre un ticket. Inséré dans la borne, il permet de miser sur une dizaine de jeux de hasard, de type «machines à sous» de casino. Des jeux similaires à ceux des bornes «concurrentes» juste à côté.

Les règles sont expliquées et les mises commencent à 20 cents. Les combinaisons déroulent et, en cas de gain, retour au premier appareil avec un ticket qui permet d’obtenir son ou ses billets. Et le solde de la monnaie avec un autre ticket de jeu, si le gain ne tombe pas «rond». Avec ce système, le tenancier du bar ne manipule pas d’argent et les mises sont récupérées chaque jour par une société extérieure.

«La Loterie fera un chiffre d’affaires moins important que les exploitants "illégaux"»

Selon nos informations, la Loterie pourrait déployer une soixantaine de ces machines à travers le pays. Et les contrats avec les établissements d’accueil courent sur un an. Contactée, la Loterie nationale confirme avoir «commencé un projet-pilote avec une phase de tests dans seulement quelques points de vente», sans vouloir fournir plus de détails.

Toujours selon nos informations, 30% des bénéfices des machines sont reversés aux patrons des points de vente. «C’est moins que ce qu’ils peuvent gagner avec les bornes déjà en place, mais la Loterie fera un chiffre d’affaires moins important que les exploitants "illégaux". Car elle a plus de frais, entre le coût des machines - au minimum 15 000 euros contre 4 000 pour une illégale - et les prestataires autour, comme celui qui récupère les sommes d’argent», explique un spécialiste du secteur.

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

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