Electro – La machine bien huilée de Justice à la Rockhal

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ÉlectroLa machine bien huilée de Justice à la Rockhal

ESCH-BELVAL - Le duo électro a livré une prestation solide mais sans surprise, lundi soir, à la Rockhal.

Les Français avaient attiré la foule, hier soir à la Rockhal, pour un public globalement assez jeune. La popularité de Justice ne semblait pas trop entamée, au vu de la ferveur manifestée à leur arrivée sur scène, peu après un warm-up assuré par DVNO et DJ Pone.

La croix éclairée, fidèle emblème du duo, trônait au centre de la scène, au cœur d’un dispositif constitué de murs d’amplis Marshall et de machines à voyants lumineux. Seul le mur de lumière en arrière-fond apportait un plus à cette scénographie déjà utilisée au cours de la première tournée. Sur les notes de «Genesis», les deux compères apparaissent en hauteur, affublés de leurs inséparables blousons de cuir, s'affairant derrière leurs machines tels des pilotes d'une soucoupe prête à décoller.

Pas de place pour l’imprévu

Justice se lançait alors dans un live où ils mélangeaient et superposaient les structures rythmiques et vocales de leurs deux albums. La machine à danser était lancée, et l’on reconnaissait les refrains de «Civilization», ou de «D.A.N.C.E.» se mêlant à «Canon». Gaspard descendait d’un cran, pour jouer le temps d’un morceau du synthé dos au public, tandis que Xaxier restait, lui, concentré sur ses machines. Il descendra à son tour, pendant que des colonnes cylindriques s’élevaient, pour se figer une minute face au public, poing levé. Justice aime utiliser les symboles, même vides de sens. Les accords de «Stress» faisaient passer les couleurs du décor au rouge sang, alors que «Audio, Video, Disco» achevait le set, avant le rappel.

Protégés derrière leur imposant dispositif, les membres de Justice ne communiquaient pas beaucoup avec leur public, préférant laisser s’exprimer leur musique. Puissante et efficace, elle faisait l’effet d’une machine bien huilée, ne laissant pas de place à l’imprévu, et à laquelle il manquerait parfois un petit supplément d’âme.

Cédric Botzung

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