La mayonnaise monte à l'approche des élections

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La mayonnaise monte à l'approche des élections

Une poussée de fièvre politique a lieu en Belgique à l'approche des élections européennes et surtout régionales le 7 juin, où socialistes et libéraux seront les principaux rivaux en Wallonie.

Le torchon brûle entre les libéraux francophones et les socialistes, tous deux membres de la coalition gouvernementale.

Le torchon brûle entre les libéraux francophones et les socialistes, tous deux membres de la coalition gouvernementale.

afp

La ministre belge de la Santé, la socialiste Laurette Onkelinx, a menacé lundi de démissionner après des critiques cinglantes exprimées contre son parti par la formation rivale des libéraux francophones, également membre de la coalition gouvernementale.

Samedi, à l'occasion d'un congrès de son parti, le chef du Mouvement réformateur (MR) - la formation libérale francophone -, le ministre fédéral des Finances Didier Reynders, avait jugé l'appareil socialiste "infréquentable". Il faisait référence à une série récente d'affaires de conflits d'intérêts ayant éclaboussé des élus socialistes en Wallonie, la région francophone du sud de la Belgique.

Une série de dépenses douteuses

Dans une interview publiée lundi par le quotidien Le Soir, Mme Onkelinx, qui est également vice-Premier ministre, a réclamé "d'urgence une clarification" à M. Reynders. "Est-ce à dire que le PS est devenu infréquentable pour la majorité fédérale?", à savoir les partis de la coalition gouvernementale actuelle, s'est-elle interrogée. "Si notre combat, nos idées, nos valeurs dérangent, si, avec nous, elles deviennent infréquentables pour un partenaire de la majorité, alors je ne resterai pas une seconde de plus au gouvernement fédéral", a-t-elle averti

Les socialistes francophones, éclaboussés depuis 2005 par de nombreux scandales, qu'ils ont chèrement payé sur le plan électoral en 2007, viennent d'être de nouveau fragilisés par la démission d'un ministre régional wallon, Didier Donfut, chargé des questions de Santé et d'Action sociale. Il a dû jeter l'éponge après des révélations montrant qu'il cumulait cette fonction avec un salaire de consultant de 13 000 euros mensuels.

Une autre personnalité socialiste, l'ancienne présidente du Sénat Anne-Marie Lizin, a défrayé la chronique depuis le début de l'année, en raison notamment de dépenses douteuses effectuées avec une carte de crédit d'un hôpital dont le conseil d'administration est contrôlé par son parti.

lessentiel.lu avec AFP

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