Santé au Luxembourg – La médecine alternative plaît «de plus en plus»

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Santé au LuxembourgLa médecine alternative plaît «de plus en plus»

LUXEMBOURG - L'État constate que le recours à la médecine non conventionnelle progresse dans le pays. Mais seule l'ostéopathie a été reconnue.

Les séances d'acuponcture peuvent être remboursées partiellement par des assurances privées.

Les séances d'acuponcture peuvent être remboursées partiellement par des assurances privées.

Les patients qui ont recours à des médecines alternatives sont «de plus en plus nombreux», constate le ministère de la Santé. Pourtant, il reste encore du chemin à parcourir quant à la reconnaissance officielle de ces médecines non conventionnelles. 

Ainsi, conformément au programme gouvernemental 2013-2018, seule la profession d’ostéopathe a été officiellement reconnue en juillet dernier. Alors que les consultations coûtent entre 60 et 100 euros, selon Jean Bofferding, président de l'association luxembourgeoise des ostéopathes (ALDO), il est possible d'en obtenir un remboursement partiel, de 10 à 15 euros par an chez la Caisse médicocomplémentaire mutualiste et auprès des assurances maladies privées. «Il n'est pas encore possible d'obtenir un remboursement de la part de la Caisse nationale de santé, puisque des négociations doivent être menées avec l'ALDO», confie la CNS.

D'autres médecines non conventionnelles seront-elles bientôt reconnues par l'État? «Il faudra attendre l'élaboration du nouveau programme gouvernemental», indique le ministère de la Santé. En attendant, une séance d’acuponcture coûte à partir de 60 euros au Luxembourg, en sachant que des assurances maladies privées peuvent proposer des remboursements partiels. En ce qui concerne les médicaments homéopathiques, seuls ceux fabriqués à partir d’une souche végétale, minérale ou chimique et commercialisés sous formes de globules, granules, comprimés ou gouttes sont pris en charge par l'assurance maladie-maternité, à hauteur de 80% (48 médicaments sont concernés selon la liste établie au 1er novembre dernier). Ceux d'origine animale ne sont pas remboursés. 


(Olivier Loyens/L'essentiel)

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