Bilan annuel – La microfinance a le vent en poupe

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Bilan annuelLa microfinance a le vent en poupe

LUXEMBOURG - Selon des chiffres publiés ce jeudi, le Luxembourg Microfinance and Development Fund a augmenté de 50% ses investissements dans la microfinance entre 2012 et 2013.

De nombreuses africaines contractent un microcrédit pour investir dans leur entreprise. C'est le cas de ces jeunes femmes qui ont investi dans des ustensiles pour faire du beurre de karité. (ADA/Guy Wolff)

De nombreuses africaines contractent un microcrédit pour investir dans leur entreprise. C'est le cas de ces jeunes femmes qui ont investi dans des ustensiles pour faire du beurre de karité. (ADA/Guy Wolff)

Le Luxembourg Microfinance and Development Fund (LMDF), qui permet à des institutions de microfinance d'accéder aux capitaux de croissance, a présenté, ce jeudi, les résultats de l'année d'activité 2012/2013. Le fonds social a augmenté ses investissement de 50% à 10,4 millions d’euros. Entre 2012 et 2013, il a financé 18 169 microentrepreneurs dans 15 pays en développement, exclus du système financier classique.

Avec la signature de quatre nouveaux partenariats en Amérique latine, 66% de tous les investissements sont désormais concentrés dans la région. Une plus grande diversification dans différents pays et l’augmentation du volume global du Fonds a permis d'améliorer le profil de risque de l'investisseur.

74% des microcrédits du Luxembourg Microfinance and Development Fund ont été attribués à des femmes. Ce type de crédit est également très prisé parmi les agriculteurs et 30% de tous les investissements sont attribués aux activités agricoles, indique le LMDF dans un communiqué. Entre 2012 et 2013, le rendement financier s’élevait à 1,1% pour les investisseurs privés et à 2,2% pour les investisseurs institutionnels.

(lb/L'essentiel Online)

Qu'est-ce que la microfinance?

La microfinance permet de fournir des crédits, aux personnes pauvres afin de les aider à financer leur commerce. La microfinance existe principalement dans les pays en développement et vise à réduire la pauvreté. Souvent exclues du système financier, ces personnes n'arrivent pas à contracter de prêt auprès des banques traditionnelles. Son usage est toutefois parfois controversé, étant donné que ces personnes n'ont souvent pas les moyens de rembourser les crédits contractés à des taux élevés, et s'endettent ainsi davantage.

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