La mode s’infiltre derrière les barreaux
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La mode s’infiltre derrière les barreaux

Expositions, séries télé, défilés de mode mettent en scène l’univers carcéral dans un style très glamour.

Lors du défilé Chanel printemps-été 2008, un accessoire sortait du lot: un sac à main de cheville au design inspiré des bracelets électroniques. Bracelets que portent les «prisonniers» assignés à domicile. Rien de très sexy a priori. Et pourtant, l’une des plus grandes maisons de la mode en fait un objet chic et cher.

Doit-on partir du principe que la prison, c’est «in»? À Paris s’est achevée, il y a cinq jours, une exposition sur les prisons secrètes de la police est-allemande pour la sécurité d’État (Stasi) et le public a adoré.

D’où vient cet amour soudain pour la geôle? Installé(e) dans son canapé, une limonade dans une main, la télécommande dans l’autre et le cœur qui palpite a l’idée que Scofield va finalement franchir le mur de la prison, ça vous rappelle quelque chose? Carton interplanétaire, la série «Prison Break» a fait de l’univers carcéral le lieu de tous les fantasmes. S’échappera, s’échappera pas? La prison est devenue lyrique et le récit de ses locataires passionnant.

De même, lorsque Paris Hilton franchit la porte d’un pénitencier de Los Angeles après 23 jours d’incarcération, les caméras du monde entier sont là et le lieu prend des airs de décor de film. En oubliant que derrière ces murs des individus sont enfermés pour de vrais crimes, qui pour la plupart n’ont rien de glamour.

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