Mono – «La musique instrumentale offre la liberté»

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Mono«La musique instrumentale offre la liberté»

ESCH-BELVAL - Le groupe de post-rock japonais installe ses paysages sonores, mardi, à la Rockhal.

L’essentiel: Envisagez-vous la musique comme un voyage?

Taka (guitariste): J’aimerais qu’elle le soit. J’espère que nous créons une forme de voyage ou d’expérience qui s’imprime durablement dans l’imaginaire des gens. Nous sommes souvent touchés par les superbes lettres émanant de personnes qui écoutent notre musique, et qui ont trouvé une forme de paix et de clarté à travers elle. La musique est un pont sur lequel les personnes se rencontrent et créent des liens. Des gens de tous horizons peuvent ressentir l’énergie qu’elle contient, car tous les humains possèdent la même origine.

La plupart des titres possèdent une dimension épique. Le cinéma vous influence-t-il?

Oui, je crois que la puissance narrative du cinéma nous a influencés. J’aime les films qui racontent des histoires épiques et poétiques d’une manière subtile, qui offrent de l’espace pour l’imagination des spectateurs. Je pense que la musique instrumentale offre également cette liberté aux auditeurs. Un morceau de musique dénué de mots n’a pas une seule signification, il crée plutôt une certaine fréquence pouvant évoquer un rêve que vous avez fait, un regret que vous éprouvez, un moment de tristesse que vous avez surpassé, ou quelque chose de spirituel qui ne s’explique pas.

Aimeriez-vous écrire une musique de film?

Nous sommes toujours ouverts aux collaborations avec des réalisateurs qui ont une histoire fascinante à proposer.

Comment s’est passée la collaboration avec le Wordless Music Orchestra?

Nous avons rencontré l’orchestre après avoir fini d’écrire les chansons de «Hymn to the Immortal Wind». Nous avons écrit ces morceaux qui contiennent plus d’éléments classiques, et au fur et à mesure nous avons trouvé un fantastique chef d’orchestre et des musiciens pour enregistrer avec nous. Nous avons donc envoyé nos morceaux à ce chef d’orchestre avant de commencer les sessions d’enregistrements. Puis nous avons joué avec lui et avec le Wordless Music Orchestra à New York dans un lieu sacré, ce fut un vrai bonheur.

Dans quel lieu original avez-vous préféré jouer?

Le choix est difficile à faire, car nous nous sommes produits dans beaucoup de lieux historiques, des superbes théâtres et des belles salles. Ils sont nombreux à me rester en mémoire, de par leurs atmosphères uniques.

Quels genres de musiques écoutez-vous chez vous?

Malheureusement, je ne parviens pas à écouter autant de musique que je le souhaiterais à la maison. Mais j’aime Beethoven, Rachmaninoff, Led Zeppelin, et le rock des années 70.

Avec ces nombreux concerts programmés, avez-vous encore le temps de profiter du Japon?

Oui, heureusement. Je suis d’ailleurs très excitée à l’idée d’avoir un peu de temps pour à nouveau pouvoir écrire de nouveaux morceaux.

Recueilli par Cédric Botzung

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