Gouvernement Trump – La nomination du PDG d'ExxonMobil passe mal

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Gouvernement TrumpLa nomination du PDG d'ExxonMobil passe mal

Donald Trump a nommé comme chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, qui a ses entrées à Moscou. Certains s'inquiètent de ce rapprochement annoncé avec la Russie.

FILE- In this Aug. 30, 2011, file photo, Russian Prime Minister Vladimir Putin, right, and Rex Tillerson, ExxonMobil's chief executive smile during a signing ceremony in the Black Sea resort of Sochi, Russia. President-elect Donald Trump selected ExxonMobil CEO Rex Tillerson to lead the State Department on Monday, Dec. 12, 2016. (Alexei Druzhinin/RIA Novosti via AP, Pool)

FILE- In this Aug. 30, 2011, file photo, Russian Prime Minister Vladimir Putin, right, and Rex Tillerson, ExxonMobil's chief executive smile during a signing ceremony in the Black Sea resort of Sochi, Russia. President-elect Donald Trump selected ExxonMobil CEO Rex Tillerson to lead the State Department on Monday, Dec. 12, 2016. (Alexei Druzhinin/RIA Novosti via AP, Pool)

Alexei Druzhinin

Rex Tillerson, 64 ans, connaît très bien la Russie où il a conclu de nombreux contrats depuis les années 1990, avant de prendre en 2006 la direction du premier groupe pétrolier mondial coté en Bourse. Il a au fil des ans développé une relation personnelle avec le président russe Vladimir Poutine. Le Kremlin a d'ailleurs immédiatement salué un «professionnel» qui a «de bonnes relations de travail» avec le chef de l’État russe.

Ce choix risque toutefois de se heurter à l'opposition du Sénat, qui devra confirmer cette nomination ministérielle, au moment où Moscou est accusé par la CIA d'avoir interféré dans la présidentielle américaine du 8 novembre, en faveur de Donald Trump. Mais en faisant de ce puissant homme d'affaires la voix et le visage de la diplomatie américaine, le président élu confirme qu'il veut amorcer une détente avec la Russie.

Passera-t-il le vote du Sénat?

Donald Trump, qui remplacera Barack Obama à la Maison-Blanche le 20 janvier, s'est aussi réjoui d'avoir choisi l'un des plus «grands dirigeants d'entreprise du monde» pour succéder au démocrate John Kerry, à la tête du département d’État depuis février 2013. Justifiant ce choix inhabituel, l'équipe Trump a souligné que M. Tillerson saura «comment s'orienter dans l'architecture complexe des affaires du monde et de différents dirigeants étrangers».

La nomination a été immédiatement défendue par de nombreux conservateurs en prévision du débat qui s'annonce rude au Sénat, où des auditions et un vote de confirmation devraient être organisés dès janvier. Les démocrates sonnent l'alarme et le sénateur Bernie Sanders a déjà annoncé qu'il voterait contre lui. Certains républicains qui considèrent Moscou comme un ennemi ont également émis des réserves. La marge de manœuvre est faible, car la majorité républicaine au Sénat est seulement de 52 sièges sur 100.

L'enjeu fondamental du moment est la relation Washington-Moscou, mais Rex Tillerson aura aussi à traiter avec la Chine. Depuis le début du mois, Donald Trump a multiplié les déclarations menaçant de rompre le fragile équilibre des relations entre les États-Unis et la Chine, en particulier sur la très sensible question de Taïwan. Pékin a d'ailleurs lancé sa plus sévère mise en garde à ce jour mardi, avertissant que toute personne qui menacerait les intérêts de Pékin à Taïwan «soulèverait un rocher qui lui écraserait les pieds».

(L'essentiel/AFP)

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