Trois ans après: La nouvelle Coupe Davis peine toujours à convaincre

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Trois ans aprèsLa nouvelle Coupe Davis peine toujours à convaincre

En l’absence de la plupart des grands noms du circuit, le public était clairsemé dans les tribunes et l’ambiance morose dans les quatre villes où devait se terminer ce dimanche la phase de groupes.

Canada's Felix Auger-Aliassime returns the ball to Spain's Carlos Alcaraz during the group stage men's singles match between Spain and Canada of the Davis Cup tennis tournament at the Fuente San Luis Sports Hall in Valencia, on September 16, 2022. - Spain's Davis Cup team will compete in the group stage against Serbia, Canada and South Korea from September 14 to 18. (Photo by Jose Jordan / AFP)

Le numéro un mondial Carlos Alcaraz est l'une des seules têtes d'affiche de la compétition.

AFP

Trois ans après son lancement, la Coupe Davis version Kosmos peine toujours à convaincre: en l’absence de la plupart des grands noms du circuit, le public était clairsemé dans les tribunes et l’ambiance morose dans les quatre villes où devait se terminer dimanche la phase de groupes. Le format plus que centenaire de la célèbre compétition par équipes nationales avait été passé à la trappe en 2019 après le rachat de ses droits d’organisation par la société Kosmos, soutenue notamment par le footballeur barcelonais Gerard Piqué.

Finis les quatre tours s’étalant de février à décembre, finis les matchs en cinq sets, finis aussi les duels nation contre nation, chez l’un des adversaires, gages d’une ambiance souvent enflammée, la fameuse ambiance «de Coupe Davis». Déjà modifiée depuis sa conception, la nouvelle formule, bien plus compliquée que l’historique, est cette année la suivante: un premier tour éliminatoire (que la France a franchi en mars à Pau contre l’Equateur), puis une phase de poules dans quatre villes (fatale cette semaine aux hommes de Sébastien Grosjean) et enfin la phase finale dans un seul lieu, cette année Malaga en Espagne (22-27 novembre) dans le format quarts, demies et finale.

Beaucoup de grands nom absents

Le but était de regagner l’intérêt des médias et des fans, qui s’émoussait depuis longtemps en raison du manque d’implication des meilleurs mondiaux, dissuadés, croyait-on, par l’étirement de la compétition sur une trop longue période. Mais force est de constater que les organisateurs ont manqué leur cible. Beaucoup de grands noms se sont abstenus cette semaine, blessé (Rafael Nadal), encore trop juste (Alexander Zverev), ou pour d’autres raisons (Novak Djokovic, Nick Kyrgios, Marin Cilic...)

Répartie à présent dans quatre poules et quatre villes (Glasgow, Bologne, Valence, Hambourg), la phase de groupes réunissant 16 équipes au lieu de 18 en 2021 s’est déroulée dans un relatif anonymat médiatique, pas aidée par la retraite de la légende Roger Federer annoncée jeudi. Elle n’a pas non plus attiré les foules, comme on a pu le voir et l’entendre dès le premier match opposant mardi l’Australie à la Belgique, disputé dans une ambiance bien morne à Hambourg. Même pour la rencontre entre l’Allemagne et la France, mercredi, les tribunes étaient loin d’être pleines, quelques milliers de personnes seulement ayant payé le prix élevé des places (plus de 60 EUR).

(AFP)

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