Législatives – La Nouvelle-Zélande sans majorité claire

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LégislativesLa Nouvelle-Zélande sans majorité claire

Les Néo-Zélandais ont voté samedi pour un scrutin qui n'a pas permis de dégager une majorité. Les populistes se posent en arbitre.

Les conservateurs du Premier ministre sortant Bill English sont en tête du scrutin, mais n'ont pas une majorité suffisante pour gouverner.

Les conservateurs du Premier ministre sortant Bill English sont en tête du scrutin, mais n'ont pas une majorité suffisante pour gouverner.

AFP/Michael Bradley

Aucune majorité claire ne s'est dégagée des élections législatives samedi en Nouvelle Zélande, ni les conservateurs, ni les travaillistes, n'ayant obtenu de majorité absolue, ce qui place les populistes en position d'arbitres en vue de la formation d'une coalition. Le chef des conservateurs et Premier ministre sortant Bill English, a réalisé une performance inattendue avec 46% des voix, tandis que sa rivale travailliste, la trentenaire Jacinda Ardern, n'en a obtenu que 36%.

Alors qu'il faut 61 sièges pour obtenir la majorité, les conservateurs et leur allié actuel ACT (libéral) en ont gagné 59. Les travaillistes et leur partenaire habituel des Verts en ont remporté 54. L'appui du parti populiste et anti-immigration «Nouvelle Zélande d'abord» (New Zeland First, NZF), qui s'est arrogé 9 sièges, se révèle donc décisif. «Nous n'allons pas nous presser», a cependant déclaré son chef, le maori Winston Peters.

Au moins deux semaines de négociations

«Nous prendrons une décision en fonction des intérêts de toute la Nouvelle-Zélande et de NZF. Cela prendra du temps», a-t-il ajouté. Depuis l'entrée en vigueur en 1996 d'un nouveau système électoral, qui implique que les Néo-Zélandais votent d'une part pour une liste et de l'autre pour un candidat, aucun parti n'est parvenu seul à rafler la majorité absolue. Les partis en tête doivent donc marchander avec les petits partis pour former une coalition.

Lors des élections de 2011 et 2014, le NZF avait déjà joué le rôle d'arbitre principal. Winston Peters, connu pour ses prises de position contre l'immigration asiatique, avait en 1996 aidé les conservateurs à prendre le pouvoir contre un poste de vice-Premier ministre. En 2005, il avait rejoint une coalition travailliste en échange des Affaires étrangères. Les négociations pour former une coalition pourraient durer au moins deux semaines.

Cette élection était la plus incertaine depuis de nombreuses années, avec des sondages annonçant d'abord la victoire les conservateurs de Bill English, puis les travaillistes de Jacinda Ardern et enfin à nouveau du chef du gouvernement sortant.

(L'essentiel/nxp/ats)

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