Justice au Luxembourg – La perpétuité pour le meurtrier d'Ana Lopes

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Justice au LuxembourgLa perpétuité pour le meurtrier d'Ana Lopes

LUXEMBOURG - La cour d’appel a condamné Marco B. à la réclusion à vie pour l’assassinat d’Ana Lopes, mardi. L’épilogue probable d’une affaire dramatique.

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11.01.2022 Marco B. a été condamné à la prison à perpétuité, pour le meurtre d’Ana Lopes, dans la nuit du 15 au 16 janvier, lors de son procès en appel au tribunal de Luxembourg.

11.01.2022 Marco B. a été condamné à la prison à perpétuité, pour le meurtre d’Ana Lopes, dans la nuit du 15 au 16 janvier, lors de son procès en appel au tribunal de Luxembourg.

09.11  Le procès en appel de Marco B. condamné à la prison à vie pour le meurtre d’Ana Lopes, a débuté mardi après-midi.

09.11 Le procès en appel de Marco B. condamné à la prison à vie pour le meurtre d’Ana Lopes, a débuté mardi après-midi.

26.11.2020 Le parquet a requis la peine maximale, à l’encontre du suspect Marco B., au procès pour le meurtre d’Ana Lopes, en janvier 2017.

26.11.2020 Le parquet a requis la peine maximale, à l’encontre du suspect Marco B., au procès pour le meurtre d’Ana Lopes, en janvier 2017.

© Editpress/fabrizio Pizzolante

Marco B. a été condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre d’Ana Lopes il y a cinq ans, lors de son procès en appel au tribunal de Luxembourg. «Tout est dit», a conclu la présidente du jury, après avoir confirmé la peine prononcée en première instance et suivi les réquisitions du parquet.

«Avez vous compris?», a adressé la magistrate à l’ex-petit ami de la victime, en survêtement noir, lunettes vissées sur le nez. «Oui», a-t-il répondu laconiquement, avant d’être reconduit en prison par les policiers. L’épilogue probable d’un féminicide qui avait choqué l’opinion publique il y a cinq ans. Le corps de la jeune maman de 25 ans, disparue dans la nuit du 15 au 16 janvier 2017, avait été retrouvé calciné près de Roussy-le-Village, en France, non loin de la frontière avec le Luxembourg.


La fin de l’affaire?

Très rapidement, les soupçons se sont portés sur son ex-conjoint et père de son fils, avec qui elle avait entretenu une relation tumultueuse. S’appuyant sur plusieurs éléments matériels et des incohérences dans la version de Marco B, le ministère public avait estimé que sa culpabilité ne faisait aucun doute.

Les avocats du trentenaire se sont alors appuyés sur une analyse ADN jugée incomplète, sans parvenir à convaincre les juges de l’existence d’un doute raisonnable. Reste la possibilité d'un pourvoi en cassation que les conseils de Marco B. vont «évaluer» suivant le contenu de l’arrêt de la cour d’appel.

Toutefois, cette dernière option apparaît comme peu probable, Me Pietropaolo ayant lui même qualifié cette procédure «d’extraordinaire», rappelant par ailleurs que le jugement ne serait pas étudié sur les faits mais sur la légalité de la procédure.

«Les larmes de la famille»

Pour la partie civile, la confirmation de la prison à vie pour Marco B. a été vécue comme «un soulagement», selon les termes utilisés par l’avocate de la famille, Me Roberto. «Ils avaient les larmes aux yeux. Pour eux, c’est une mauvaise histoire qui se termine. Cela ne changera rien au fait que leur fille n’est plus là, mais ils avaient besoin de cette vérité. Elle correspond à ce qu’ils ont toujours pensé».

En plus des sommes accordées au titre du dommage moral aux proches d’Ana Lopes en première instance, la cour d’appel a, par ailleurs, décidé d’accorder un dommage matériel de 5 000 euros à la sœur de la victime, qui peine à poursuivre son parcours scolaire et professionnel, suite au décès d’Ana.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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