Au Luxembourg – La pétition pour de nouvelles élections en suspens

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Au LuxembourgLa pétition pour de nouvelles élections en suspens

LUXEMBOURG – La pétition électronique demandant un référendum pour de nouvelles élections a été validée le 15 juin mais n’est toujours pas ouverte à la signature.

C'est la première fois qu'une pétition met autant de temps à être en ligne, de l'avis de Marco Schank, au premier plan.

C'est la première fois qu'une pétition met autant de temps à être en ligne, de l'avis de Marco Schank, au premier plan.

Editpress/Fabrizio Pizzolante

La pétition réclamant l’organisation d’un référendum sur l’organisation de nouvelles élections législatives au Luxembourg semble coincer. Le texte, validé par la commission des pétitions, le 15 juin dernier, n’est toujours pas ouvert à la signature, alors que les pétitions mettent habituellement quelques jours, au maximum, avant de figurer sur le site Internet de la Chambre des députés.

Une fois validée par la commission, une pétition doit ensuite être acceptée par la conférence des présidents, réunissant les chefs de fraction parlementaires de la chambre. Mais jusqu’à présent, cette instance avait toujours suivi les recommandations de la commission des pétitions dans des délais très brefs. «C’est effectivement la première fois qu’un texte reste aussi longtemps en suspens», reconnaît le président de la commission des pétitions, Marco Schank (CSV), contacté par L’essentiel.

Un débat public non contraignant

L’avenir de cette pétition pourrait évoluer ce jeudi, puisque la conférence des présidents se réunit en fin de matinée. «Nous allons prendre une décision dans la journée, indique Alex Bodry (LSAP), l’un de ses membres, à L’essentiel. Si cela a pris du retard, c’est tout simplement une question d’agenda. Nous avons été occupés par d’autres sujets». D’autres pétitions concomitantes ont cependant eu le temps d’être validées dans l’intervalle.

Rappelons que même si la pétition est mise en ligne et recueille un grand nombre de signatures, cela ne signifie pas pour autant qu’un référendum sera organisé. Le texte doit recueillir 4 500 signatures pour donner lieu à un débat public. Aucun nouveau vote n’est organisé à l’issue de celui-ci.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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