Mort de Guy Bedos – La poignante lettre d'adieu de Nicolas Bedos à son père
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Mort de Guy BedosLa poignante lettre d'adieu de Nicolas Bedos à son père

Le fils de Guy Bedos a écrit des mots très forts, lus par l'animateur Augustin Trapenard dans son émission «Lettres d'intérieur», sur «France Inter».

Le père et le fils, réunis sur les planches en 2005.

Le père et le fils, réunis sur les planches en 2005.

AFP

Dans cette lettre, lue par l'animateur Augustin Trapenard sur France Inter, Nicolas Bedos évoque la dernière nuit de son père Guy, décédé le 28 mai dernier à l'âge de 85 ans: «Papa, une dernière nuit près de toi. Des bougies, un peu de whisky, ta main si fine et féminine qui serre la mienne jusqu’au p’tit jour du dernier jour (…) Au-dessus de ton lit, un bordel de photos, de Jean-Loup Dabadie à Gisèle Halimi, de Desproges à Camus en passant par Guitry».

Il ajoute: «Fâché de ne plus pouvoir parler, tu envoies des baisers muets à ta femme adorée, à ta fille bien aimée, à la fenêtre sur l’île Saint-Louis, au soleil que tu fuis. Des gestes silencieux qui font un boucan merveilleux dans nos yeux malheureux. Tu auras mélangé les vacheries et l'amour jusqu'au baisser de rideau. Les "foutez l'camp" et les "je t'aime". Caresses et gifles, jusqu'au bout».

«Tu n'es pas mort: tu dors enfin»

Le comédien de 41 ans évoque également les obsèques de son père: «On va t'emmener, maintenant, dans ton costume de scène. Celui des sketchs et des revues de presse, des télés et des radios (...). J'ai dénoué ta cravate noire. On va t'emmener où tu voulais, c'est toi qui dictes le programme (...). D'abord à l'église Saint-Germain, tu n'étais pas très pote avec les religions, mais les églises, ça t'emballait (...).

Il dévoile aussi l'endroit où son père reposera:«Puis on t'envole en Corse, dans ce village qui te rendait un peu ta Méditerranée d'Alger. On va t'faire des violons, du mélodrame a capella: faut pas mégoter son chagrin, à la sortie d'un comédien (...). D'autant que je sens que tu n'es pas loin... Tu n'es pas mort: tu dors enfin».

(pp/L'essentiel)

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