Grève en Grèce – La police affronte les manifestants
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Grève en GrèceLa police affronte les manifestants

Des heurts ont opposé la police à de petits groupes de manifestants anti-austérité ce jeudi à Athènes. 25 000 personnes ont défilé dans les rues de la capitale.

C'est la quatrième manifestation depuis le début de l'année.

C'est la quatrième manifestation depuis le début de l'année.

AFP

Des affrontements ont opposé la police à de petits groupes de manifestants anti-austérité ce jeudi à Athènes, tandis que le gros du défilé réunissant 25 000 personnes selon la police s'écoulait dans les rues de la capitale grecque. Un groupe de jeunes a fait reculer la police qui bloquait le passage devant les grands hôtels de la place Syntagma, en face du parlement, et la police a répondu par l'envoi de gaz lacrymogènes.

Des milliers de gens sont descendus dans la rue pour protester contre l'austérité et tenter de convaincre les dirigeants européens réunis à Bruxelles qu'un nouveau budget d'austérité n'est pas tenable pour le pays en récession grave. Sous la bannière «FMI-UE dehors, effacement de la dette», des manifestants ont commencé de défiler dans le centre d'Athènes, alors que les services publics et les transports étaient fortement perturbés par le quatrième appel à la grève générale lancé par les syndicats depuis le début de l'année.

«Nous devons maintenir la cohésion»

Lors du sommet européen jeudi et vendredi, la Grèce ne devait pas être évoquée, le rapport de la troïka préalable au déblocage des 31,5 milliards d'euros n'étant pas prêt. Le Premier ministre conservateur Antonis Samaras espère néanmoins recevoir du sommet un signal de soutien européen pour faire accepter à son opinion le nouveau train de rigueur, dont le vote au parlement, à une date toujours indéterminée, risque de porter à son comble la tension sociale. M. Samaras, qui participait à la réunion des dirigeants européens conservateurs à Bucarest mercredi soir, a estimé que dans la société grecque, où le taux de chômage atteint désormais 25%, «les gens ne sont pas des pièces détachées».

«Nous devons maintenir la cohésion» a-t-il dit en promettant que son pays irait de l'avant avec les réformes requises par les partenaires européens et les bailleurs de fonds. La Grèce, qui traverse sa cinquième année de récession consécutive, a demandé deux ans supplémentaires à ses partenaires pour mener à bien les réformes et réduire ses déficits, tandis qu'un débat idéologique pro ou anti austérité fait rage entre les économistes du monde entier sur la nature des remèdes à apporter au malade Grèce et au malade zone euro. Le principal syndicat du secteur privé en Grèce, GSEE a appelé à une grève contre l'austérité en Grèce le 14 novembre dans le cadre d'une journée européenne d'action lancée par la Confédération européenne des syndicats (CES).

(L'essentiel Online/AFP)

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