Arrestation en Grèce – La police grecque met la main sur son «ennemi n1»

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Arrestation en GrèceLa police grecque met la main sur son «ennemi n°1»

Les forces de l'ordre ont indiqué mercredi avoir capturé l'extrémiste d'extrême gauche Nikos Maziotis à proximité d'une banque du centre d'Athènes, où des tirs ont été échangés.

Selon la télévision publique Nerit, deux touristes ont été légèrement blessés. «Nikos Maziotis a été arrêté» a indiqué une source policière, qui a précisé qu'un policier avait également été blessé dans une fusillade près de la banque, située à Monastiraki, quartier touristique d'Athènes au pied de l'Acropole. Les policiers filaient le fugitif âgé de 42 ans qui aurait eu l'intention, selon eux, l'intention d'attaquer l'établissement bancaire. Maziotis et sa compagne Pangiota Roupa - tous deux dirigeants du groupe Lutte révolutionnaire - avaient disparu dans la nature en 2012 après leur libération à l'expiration de la durée maximum de détention provisoire, en attente de leur procès.

Actif depuis 2003, ce groupe à la rhétorique d'extrême gauche figure sur la liste des organisations terroristes établie par l'Union européenne (UE) et les États-Unis. Connu surtout pour un retentissant tir de roquette sur l'ambassade des États-Unis à Athènes en 2007, qui n'avait fait que des dégâts matériels, le groupe a revendiqué une quinzaine d'attentats entre 2003 et 2010 visant des personnalités politiques, des banques et des établissements publics, sans faire de victimes. Les autorités avaient cru démanteler le groupe en 2010 en tuant l'un de ses membres présumés dans un échange de tirs avec la police à Athènes et en arrêtant huit de ses membres dont trois ont été condamnés à la prison à vie en avril 2013.

Mais la disparition de Maziotis et sa femme Panayiota avait remis en alerte les pouvoirs publics qui s'attendaient à de nouvelles actions du groupe. Ce dernier a revendiqué l'attentat à la voiture piégée visant, sans faire de blessés, la banque centrale grecque le 10 avril à Athènes, jour du retour de la Grèce sur le marché obligataire et veille d'une visite en Grèce de la chancelière allemande Angela Merkel.

(L'essentiel/AFP)

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