Manif contre les mesures – La police ne lâche pas les fauteurs de troubles
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Manif contre les mesuresLa police ne lâche pas les fauteurs de troubles

LUXEMBOURG - Une manifestation contre les nouvelles restrictions sanitaires a été organisée samedi, très encadrée. Revivez l'événement avec «L'essentiel».

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11.12 Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés au Glacis, pour protester contre les nouvelles restrictions sanitaires décrétées par le gouvernement.

11.12 Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés au Glacis, pour protester contre les nouvelles restrictions sanitaires décrétées par le gouvernement.

Vincent Lescaut

L'essentiel/Vincent Lescaut
Vincent Lescaut

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, samedi à Luxembourg, contre les mesures anti-Covid, sous haute surveillance de la police qui a fait usage d'un canon à eau et procédé à des interpellations. Le rassemblement, survolé par un hélicoptère et des drones, était strictement encadré par les policiers luxembourgeois, appuyés par des renforts venus de la Belgique voisine, après des débordements survenus le samedi 4 décembre lors d'une manifestation similaire.

La police a cette fois utilisé un canon à eau pour repousser un groupe de manifestants qui tentaient de forcer le barrage bloquant l'accès au centre-ville en jetant des pétards et des fumigènes. D'après un communiqué transmis dimanche par la police, 19 personnes ont été interpelées au cours de la manifestation.

«Quatorze personnes ont été interpellées au niveau administratif en relation avec la loi du 18 juillet 2018 sur la police grand-ducale. Dans cinq cas, une procédure judiciaire a été entamée, notamment pour les faits suivants: rébellion envers des agents de la police, armes prohibées, agression et menace d’une personne, symbole ou signe propre à troubler la paix publique», a détaillé la police, qui précise que «d’autres faits peuvent s’ajouter les prochains jours suite aux analyses et exploitations en cours».

Live. Revivez le fil de la journée

19h45 «La situation s’est calmée en début de soirée», a confirmé vers 19h30 la police à L'essentiel. Au total, plus d’une vingtaine de personnes ont été interceptées par les forces de l’ordre et «aucun agent de police n’a été blessé». La police fait savoir qu'elle continue à être présente «dans les heures à venir» pour intervenir en cas de besoin. Un dispositif renforcé sera également en place pour les manifestations prévues dimanche.

18h20 La police indique qu'entre le début de la manifestation à 14h et jusqu’à 17h, «une douzaine de perturbateurs ont été arrêtés» dans le cortège, sans en préciser les raisons. D'autres chiffres pourraient être communiqués suite aux débordements après 17h.

18h La tension est nettement retombée dans la capitale après le coup de force de la police. Quelques fauteurs de troubles sont encore présents mais les forces de l'ordre sont toujours déployées pour protéger notamment les commerces, le tram et les badauds.

17h30 Scènes «surréalistes» à Luxembourg-Ville. La situation est très tendue avec les manifestants et des policiers casqués sont désormais postés dans plusieurs rues. Des barrages sont formés pour empêcher les manifestants d'accéder aux artères commerciales du centre-ville. Le marché de Noël de la place d'Armes a été temporairement fermé.

17h20 La situation en vidéo

17h10 Après avoir invectivé les membres d'un centre de vaccination, des manifestants ont tenté d'entrer dans les Galeries Lafayette, au cœur de Luxembourg-Ville, sans succès en raison de l'intervention du personnel de sécurité et de la police. Manifestants qui sont actuellement sur la route, boulevard Royal, pour perturber la circulation.

17h Le gros de la manifestation s'est dispersé en ville, mais plusieurs petits groupes de manifestants maintiennent une certaine tension dans plusieurs rues. La police est toujours déployée et multiplie les contrôles d'identité. Certains manifestants sont cagoulés.

Selon un journaliste de L'essentiel sur place, «une bonne centaine de personnes» se trouvent encore dans le centre-ville où elles jouent au chat et à la souris avec les forces de l'ordre, scandant des «no more CovidCheck».

16h40 La situation en vidéo

La foule se disperse

16h30 L’autopompe se retire en compagnie de plusieurs camionnettes de police. Des policiers armés de casques et boucliers suivent le pas et se retirent de l'avenue de la Porte Neuve.

16h25 La foule se disperse de plus en plus et les manifestants n’iront donc absolument pas au Kirchberg ce samedi. Il reste quelques centaines de personnes qui chantent et dansent, tout en buvant, en attendant la fin des festivités. Les forces de police ne bougent pas d’un poil, l’autopompe non plus, pour empêcher qui que ce soit de s’aventurer en dehors du périmètre de sécurité. L'hélicoptère de la police survole toujours le Glacis, tout comme quelques petits drones.

16h15 La nuit tombe peu à peu sur le Glacis et les manifestants semblent désormais se demander ce qu’ils font encore là... Certains dansent pour essayer de se réchauffer, d’autres font le plein de bière ou d'alcool fort pour tenter de retrouver des forces…

16h Entre les organisateurs de la manifestation qui tentent de faire passer leurs messages, et celles et ceux qui veulent en découdre avec la police, un fossé se creuse peu à peu, alors que le soleil se couche progressivement sur Luxembourg-Ville. La manifestation s'essouffle d’un côté et de l’autre, des pétards résonnent de plus belle face à l’autopompe toujours bien en place avenue de la Porte-Neuve.

15h52 Les organisateurs appellent désormais les manifestants à rester à l'intérieur du périmètre de sécurité initialement prévu pour éviter que l’autopompe n’entre à nouveau en action…

15h45 L’eau puissante et bien froide de l’autopompe a très rapidement refroidi l'ardeur de dizaines de manifestants qui espéraient pouvoir rejoindre le centre-ville de Luxembourg via l’avenue de la Porte-Neuve. Tous les manifestants continuent de «stagner» au carrefour situé en haut du Glacis et personne ne semble vouloir bouger vers le Kirchberg.

Des pétards éclatent

15h36 Les autopompes entrent en action et commencent à asperger les manifestants les plus récalcitrants, qui ne s'y attendaient visiblement pas. Conséquence: la foule rebrousse chemin vers le Glacis. Des dizaines de personnes sont trempées... Et le ton monte, à nouveau.

15h30 Avenue de la Porte-Neuve, des dizaines de manifestants marchent au travers des barrages de policiers et prennent la direction du centre-ville, alors que des pétards éclatent et que des sifflets retentissent. Des camionnettes de police et une autopompe de la police belge leur font face pour les empêcher d’aller plus loin.

«La douche est prête», rigolent des manifestants qui continuent de balancer de nombreux pétards, alors que des enfants se trouvent non loin de là. Le ton se durcit vraiment et certains sont visiblement là pour en découdre avec les forces de l’ordre. L’autopompe gagne du terrain et les manifestants rebroussent petit à petit chemin vers le Glacis.

15h20 La voie de tram permettant de relier le Glacis au Kirchberg est dès à présent envahie par les manifestants qui dansent au beau milieu en faisant exploser pétards et feux d’artifice. La circulation du tram est interrompue par la même occasion… dans une ambiance toujours très festive et légèrement explosive.

«Liberté, liberté!»

15h10 Les initiateurs de l'événement invitent désormais les centaines de manifestants à… ne pas passer le pont en direction du Kirchberg. Et tout le monde se masse… sur la route, au croisement situé juste au-dessus du Glacis. Dans un chaos plus ou moins organisé, l’ambiance reste globalement bon enfant pour le moment, alors que quelques agitateurs essaient, sans succès pour le moment, d’enflammer la foule et les débats.

15h08 On sent que la manifestation se durcit. Les opposants aux mesures crient «liberté, liberté!» face aux policiers. Ils semblent avoir décidé de bloquer le carrefour situé juste au-dessus du Glacis.

15h06 Les manifestants viennent de quitter le Glacis. Le cortège occupe toute la chaussée, de manière un peu désordonnée. Quelques fumigènes éclatent dans le ciel et des pétards se font entendre. La police bloque les accès vers le centre-ville, le ton commence à monter...

14h55 Un nouveau petit cortège venu du centre-ville rejoint les manifestants au son de «liberté, liberté, liberté!». C’est visiblement le mot d’ordre et le thème qui réunit les opposants aux mesures du gouvernement. «On est dégoûtés», nous indique une manifestante. «C’est une chasse aux sorcières et on nous prend pour des fascistes. C’est vraiment triste…»

14h45 «On est là pour notre liberté, liberté, liberté…», reprend d’une seule voix, une large foule réunie «pour un but bien précis». «Notre liberté a un prix et nous allons devoir aller la chercher et la reprendre. La stratégie, c’est de rallier à un parti d'opposition «Nous le peuple», martèle un interlocuteur qui s'enflamme politiquement. «L'ADR essaie de se mettre de notre côté, mais les belles paroles ne suffisent pas! On a besoin de vous ici avec le peuple». La foule est toujours massée sur les hauteurs du Glacis, alors que de nombreux policiers sont là pour empêcher les manifestants de pénétrer à l'intérieur du centre-ville.

14h30 De manière assez étonnante, l'ensemble des discours prononcés se fait uniquement en… français! Les interlocuteurs se succèdent et s'expriment dans cette même langue, alors que dans les rangs des manifestants, réunis pour le moment, sur les hauteurs du Glacis, on entend une majorité de gens parler en… luxembourgeois.

«Réveillez-vous!»

14h25 Dans une ambiance assez surréaliste digne d’un étrange carnaval où se sont donné rendez-vous des opposants aux dernières mesures du gouvernement, le ton monte petit à petit sur les hauteurs du Glacis, et les propos conspirationnistes se multiplient, alors que la manifestation n’a pas encore pris la direction du Kirchberg.

14h20 «Si vous voulez jouer au tram ou à la voiture du Glacis à la place de l’Europe, n’hésitez pas!», «À tous les participants qui sont cagoulés, enlevez vos cagoules, car on va vous confondre avec la police». Les organisateurs de cette nouvelle manifestation tiennent des propos remplis d’ironie, ce samedi, sur les hauteurs du Glacis. Plusieurs centaines de personnes sont prêtes à défiler, chauffées à blanc, alors que le thermomètre approche le zéro degré. Des conditions météo rudes mais de saison, qui ne semblent pas freiner l’ardeur de celles et ceux venus manifester leurs désaccords par rapport aux dernières décisions du gouvernement pour lutter contre le Covid-19.

14h10 «La liberté conditionnée par un QR Code? Réveillez-vous!», «Vax et non-Vax, soignons-nous», «Tous unis pour notre liberté»: voilà les quelques messages qui se dessinent d’ores et déjà sur de nombreuses pancartes en carton, ce samedi, au Glacis à Luxembourg-Ville.

13h55 Peu avant 14h, une petite centaine de personnes se sont rassemblées pour crier à nouveau leur désaccord par rapport aux nouvelles mesures prises par le gouvernement luxembourgeois pour tenter de lutter contre le Covid-19.

Face à des forces de l’ordre bien visibles, et venues en masse, surveillés par un hélicoptère de la police et même un petit drone, quelques agitateurs font le show, en solo, face à des smartphones qui retransmettent en direct leurs propos sur les réseaux sociaux. Le message est très clair de leur part: «À quoi sert la vaccination si l’on peut être touché par la Covid-19?», «Le Covid fait moins de morts que l'alcool ou la cigarette, laissez-nous vivre…».

(fl/pp/nc/L'essentiel)

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