Aux Pays-Bas – La princesse Amalia voit un psy, «ce n'est pas tabou»
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Aux Pays-BasLa princesse Amalia voit un psy, «ce n'est pas tabou»

La princesse Amalia, héritière du trône des Pays-Bas, révèle qu’elle consulte un psychologue. Et cela depuis qu’elle est petite.

La princesse Amalia avec Claudia de Breij qui a rédigé sa biographie officielle dans laquelle elle évoque son anxiété.

La princesse Amalia avec Claudia de Breij qui a rédigé sa biographie officielle dans laquelle elle évoque son anxiété.

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Amalia, aînée des trois filles du roi Willem-Alexander et de la reine Maxima, est l’héritière du trône des Pays-Bas. Alors que les familles régnantes cultivent généralement le secret, la future souveraine a décidé de parler publiquement d’un problème intime: l’anxiété dont elle souffre.

Aux Pays-Bas, la tradition veut que les membres de la famille royale publient une biographie pour leurs 18 ans. À quelques jours de son anniversaire – elle fêtera sa majorité le 7 décembre –, la princesse Amalia se livre sur sa santé mentale.

Une première! L’écrivaine et comédienne Claudia de Breij a été désignée pour écrire la vie de la jeune femme. Selon le palais royal, ces publications permettent au peuple de mieux connaître un futur monarque ainsi que ceux qui composent l’ordre de succession au trône.

Évacuer le stress

Sorti mardi passé, le livre aborde plus précisément la question de l’anxiété dont souffre l’aristocrate: «Je ne pense pas que ce soit tabou. Et ce n’est pas un problème de le dire au public».

Elle explique que ses parents lui ont fait consulter un pédopsychologue quand elle était toute jeune parce qu’ils s’inquiétaient. Aujourd’hui encore, elle voit un thérapeute: «Parfois, tout devient trop pour moi, l’école, les amis… Si j’en ressens le besoin, je prends rendez-vous. J’évacue le stress et je me sens prête pour un nouveau mois».

La princesse Amalia, avec ses parents et les princesses Alexia et Ariane (AFP)

«Je pense qu’il est tout à fait normal de parler à un professionnel de temps en temps, surtout après ce qui est arrivé à ma tante. Tout le monde parle d’alimentation saine et de sport. Et c’est important. Mais préserver sa santé mentale, ça l’est aussi. Vous ne pouvez pas avoir l’un sans l’autre». Amalia évoque ainsi un triste souvenir: la sœur de sa mère, Inès Zorreguieta, s’est suicidée en 2018, après une longue dépression.

(L'essentiel/Lauren Cavin-Hostettler)

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