Avion décrié – La production du 737 MAX reprendra «avant juin»

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Avion décriéLa production du 737 MAX reprendra «avant juin»

La patron de Boeing a affirmé, mercredi, que la production de l'avion cloué au sol depuis de nombreux mois allait reprendre progressivement cette année.

David Calhoun croit toujours en l'avenir du 737 MAX.

David Calhoun croit toujours en l'avenir du 737 MAX.

AFP/Saul Loeb

David Calhoun, le nouveau directeur général de Boeing, a ouvert mercredi une nouvelle ère chez l'avionneur, en affichant sa confiance dans le 737 MAX et en promettant plus de moyens aux ingénieurs. Le dirigeant, aux commandes depuis le 13 janvier, en remplacement de Dennis Muilenburg, a essayé de rassurer à la fois les régulateurs, les salariés, les compagnies aériennes et le président Donald Trump. Le locataire de la Maison-Blanche a fait part de sa «grande, grande déception» vis-à-vis de Boeing, dont les déboires sont susceptibles d'avoir de lourdes répercussions sur l'économie américaine.

La production du 737 MAX, plus de deux-tiers du carnet de commandes de Boeing, devrait être «relancée avant juin», a assuré M. Calhoun, lors d'une conférence téléphonique. «Nous allons reprendre lentement et de façon régulière notre production quelques mois avant» la remise en service du MAX à la mi-2020, a-t-il déclaré. Boeing avertira ses sous-traitants auparavant. Le constructeur aéronautique ne produit plus de MAX depuis janvier, en raison des retards pris dans la levée de l'interdiction de vol frappant cet avion depuis le 13 mars 2019, après deux accidents ayant fait 346 morts. Cette décision a mis sous pression les sous-traitants, obligés d'engager des cures d'austérité. C'est le cas du fabricant américain de fuselages Spirit AeroSystems, qui a dû licencier 2 800 personnes.

M. Calhoun a également assuré qu'il n'y aurait ni licenciements ni mesures de chômage technique chez Boeing. Alors que des experts s'interrogent sur l'avenir du MAX face à la défiance des voyageurs, Boeing croit toujours en cet avion vedette. «J'y crois parce que nous l'avons fabriqué. Les pilotes y croient. C'est juste que la procédure d'approbation des avions est nouvelle», a défendu M. Calhoun.

(L'essentiel/afp)

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