Ecole au Luxembourg – La «quarantaine partielle», c'est terminé
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École au LuxembourgLa «quarantaine partielle», c'est terminé

LUXEMBOURG - Le gouvernement a tenu, ce vendredi après-midi, lors d'une conférence de presse, à clarifier les différents scénarios possibles dans les écoles.

Paulette Lenert, la ministre de la Santé, et Claude Meisch, ministre de l'Éducation nationale, se sont exprimés, ce vendredi après-midi, lors d'une conférence de presse.

Paulette Lenert, la ministre de la Santé, et Claude Meisch, ministre de l'Éducation nationale, se sont exprimés, ce vendredi après-midi, lors d'une conférence de presse.

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Le gouvernement laisse tomber son idée de «quarantaine partielle» qui avait fait polémique cette semaine. Un enseignant en quarantaine pouvait continuer à aller travailler quand un seul élève de sa classe était infecté au coronavirus. «Il y avait des doutes sur la mise en œuvre, la quarantaine partielle ne s'est pas révélé très pratique», explique Claude Meisch, ministre de l'Éducation nationale. «On a décidé de revenir à ce qui avait été proposé initialement, de ne pas mettre les classes en quarantaine pour un cas isolé, mais de se limiter à l'isolement de cette classe au sein de la communauté scolaire».

Il est en outre recommandé aux parents de réduire les activités sociales de leurs enfants dans les associations sportives et culturelles et de ne pas les mettre à la maison relais ou autre structure d'accueil. «C'est pour ça que le gouvernement a décidé, ce vendredi, de remettre en place la possibilité d'un congé pour raisons familiales limité dans ces cas-là», explique Claude Meisch.

Ce premier scénario avec un cas isolé dans une classe est le plus fréquent. Les camarades de l'élève infecté sont testés au bout de six jours. Deux autres scénarios sont possibles, a rappelé Claude Meisch. À partir de deux cas où plus dans une classe, la quarantaine est de mise «pour bloquer la chaîne de contaminations». Paulette Lenert, la ministre de la Santé, insiste: «Dès qu'un deuxième test dans une même classe est positif, on bascule du scénario 1 au scénario 2» avec quarantaine.

«Ces petits gestes qui font la différence»

Troisième scénario possible: plusieurs infections liées les unes aux autres dans une même classe. Là aussi, la quarantaine est de rigueur pour toute la classe, et des mesures supplémentaires sont prises en concertation par l'Éducation nationale et la Santé. Des mesures à définir en fonction des circonstances propres à chacune des chaînes d'infections.

Pour Claude Meisch, une chose est sûre. Cette stratégie a été élaborée pour «laisser un minimum de chances au virus de rentrer dans l'école et un maximum de chances de donner une éducation» aux élèves. «Si on respecte les mesures, on peut contrôler le virus», dit-il. Le masque sur le trajet et jusque dans la classe, le lavage régulier des mains, la distanciation… Autant de gestes simples. Et Paulette Lenert d'enfoncer le clou: «Si on veut vaincre la crise, l'effort collectif doit être maintenu avec ces petits gestes qui font la différence».

(Jérôme Wiss/L'essentiel)

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