Parité au Luxembourg – La représentation des femmes progresse un peu

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Parité au LuxembourgLa représentation des femmes progresse un peu

LUXEMBOURG - Le gouvernement veut améliorer l'équilibre hommes/femmes dans les organes économiques. Les chiffres ne sont en effet pas réjouissants. Le public fait cependant mieux que le privé.

La part des femmes au sein des conseils d’administration des établissements publics est passée de 19,2% fin 2013 à 21,2%, fin 2014.

La part des femmes au sein des conseils d’administration des établissements publics est passée de 19,2% fin 2013 à 21,2%, fin 2014.

AFP

40% de femmes dans les conseils d'administration du secteur public et des entreprises dans lesquelles l'État détient des participations à l'horizon 2019*. L'objectif du gouvernement se veut ambitieux, mais sur le terrain les choses sont plus difficiles. C'est en tout cas le constat que l'on peut faire après les propos tenus ce mardi par Lydia Mutsch, ministre de l'Égalité des chances, lors d’une réunion avec les députés de la commission de l’Égalité des chances.

Le gouvernement n'est d'ailleurs pas peu fier d'avoir choisi 66 femmes sur les 170 administrateurs qu'il a nommés dans les établissements publics entre décembre 2013 et 2014, soit 39% des nominations. Malgré cette hausse, la part des femmes au sein des conseils d’administration des établissements publics n'est passée que de 19,2% fin 2013 à 21,2% fin 2014. On est donc loin des 40% voulus par le gouvernement.

Le privé traîne des pieds

Ce mardi, la ministre LSAP en a également profité pour tacler le secteur privé en rappelant quelques chiffres. Selon elle, les femmes n'étaient en 2013 que 11% dans les CA des sociétés cotées en bourse et 15% dans les entreprises privées dans lesquelles l’État détient des parts. Les entreprises privées où l’État n'a pas de participation peuvent cependant continuer à dormir sur leurs deux oreilles. L'objectif de quota voulu par le gouvernement ne contient pas de mesures contraignantes à leur égard.

Dans le domaine politique, les femmes sont légèrement mieux représentées (environ 30%), mais la proportion reste loin des 40% souhaités. Pour réduire cet écart, les partis politiques seront obligés de garantir un quota de 40% de femmes sur leurs listes, à partir des prochaines élections législatives, sans quoi des sanctions financières seront appliquées.

*NDLR: Cet objectif ne vise pas spécifiquement les femmes mais le «sexe le moins représenté»

(L'essentiel)

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