Guerre en Syrie – La Russie peine à réunir les acteurs du conflit

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Guerre en SyrieLa Russie peine à réunir les acteurs du conflit

La réunion de Sotchi, censée permettre des négociations entre les différentes parties du conflit, tourne à l'échec en raison de nombreuses absences.

Le conflit syrien a fait plus de 340 000 morts depuis 2011. Désormais, l'armée turque a fait une incursion dans le pays pour combattre des milices kurdes.

Le conflit syrien a fait plus de 340 000 morts depuis 2011. Désormais, l'armée turque a fait une incursion dans le pays pour combattre des milices kurdes.

AFP/Nazeer Al-khatib

La Russie peinait mardi à convaincre des représentants de la société civile et politique syrienne de surmonter leurs divisions aggravées par six ans de guerre pour se réunir à Sotchi et y poser les bases d'un règlement politique. Déjà assombri par l'absence des principaux groupes d'opposition, des Kurdes et des Occidentaux, le Congrès du dialogue national syrien, organisé dans la station balnéaire, n'avait toujours pas débuté plus d'une heure après l'heure prévue.

Selon des sources au sein de l'opposition, certains rebelles présents ont refusé de quitter l'aéroport après avoir découvert le logo de la conférence qui ne comporte que le drapeau officiel syrien et pas celui créé par l'opposition au début du conflit, avec trois étoiles entre des bandes verte et noire. Les organisateurs ont accepté d'éteindre l'éclairage de certaines panneaux d'affichage et de changer leurs badges pour les convaincre, en vain. Cette réunion a été convoquée à l'initiative de Moscou, principal soutien de Bachar el-Assad, avec l'assentiment de Téhéran et d'Ankara. Elle vise à définir une nouvelle Constitution pour le pays, sujet déjà au centre de discussions infructueuses jeudi et vendredi, à Vienne, sous l'égide de l'ONU.

La Russie s'est imposée comme un acteur majeur du conflit syrien avec son intervention militaire lancée en septembre 2015 qui a permis à Bachar el-Assad de reprendre l'avantage sur le terrain. Elle a parrainé avec l'Iran et la Turquie les pourparlers d'Astana qui ont abouti à la création de «zones de désescalade» permettant d'abaisser les tensions sur le terrain mais elle peine à transformer ces résultats en avancées politique. Si Moscou assure que la société syrienne est représentée dans son ensemble, la plupart des participants sont affiliés soit au parti Baas au pouvoir, soit à ses alliés, soit à l'opposition dite tolérée. Le gouvernement n'est pas présent.

(L'essentiel/AFP)

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