Bande dessinée – La saga du journal Tintin racontée dans un livre

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Bande dessinéeLa saga du journal Tintin racontée dans un livre

D'inoubliables héros de bande dessinée ont été découverts dans le Journal Tintin, magazine né en Belgique il y a 70 ans. Un livre de 777 pages vient fêter l'anniversaire.

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Pour fêter le 70e anniversaire de la création du journal Tintin en Belgique, et avant la grande exposition consacrée cet automne à Paris à Hergé, le père du jeune reporter à la houpette, un ouvrage de 777 pages revient sur la «grande aventure du Journal Tintin» qui a bercé l'enfance de plusieurs générations. L'hebdomadaire qui, à son âge d'or se vendait chaque semaine à plus de 300 000 exemplaires, a disparu des kiosques en 1988 mais Tintin qui fut l'âme de ce magazine «des jeunes de 7 à 77 ans», est immortel.

Le livre-hommage, un pavé de plus de trois kilos co-édité par les éditions Moulinsart et les éditions belges du Lombard, rend un hommage appuyé à Hergé et à Tintin lui-même. Couvertures, jeux, annonces de concours («pour gagner une superbe Dyna-Panhard»!), calendriers illustrés témoignent de l'inventivité sans limite d'Hergé. On retrouve évidemment plusieurs planches de Tintin et les «tintinologues» découvriront avec ravissement de subtiles différences entre les versions publiées dans le magazine et en album.

80 auteurs réunis

Ainsi les quatre premières vignettes de Coke en Stock (publiés dans le magazine en octobre 1956) qu'on retrouve dans le livre ne seront pas retenues dans l'album. Mais le Journal Tintin ne fut pas seulement le journal de Tintin. Le livre compte plus de 600 pages de bande dessinée (en récits complets) signées des plus grands auteurs du journal: Edgar P. Jacobs (Blake et Mortimer), André Franquin (Modeste et Pompon), Paul Cuvelier (Corentin), Jean Graton (Michel Vaillant), Hermann (Comanche), Cosey (Jonathan), Jean Van Hamme (Thorgal), Hugo Pratt (Corto Maltese)...

Au total, plus de 80 auteurs sont réunis dans le recueil. «Nous voulions rendre hommage à des auteurs d'exception. Et peut-être aussi à une part d'enfance enfouie mais dont les bribes retrouvées peuvent devenir éternelles», explique le jeune patron du Lombard, Gauthier Van Meerbeeck.

Réduits comme peau de chagrin

Il reconnait que pour réaliser ce livre «la tâche fut un peu plus titanesque que nous ne l'avions envisagé». Reste que cette superbe rétrospective ne peut cacher le déclin de la presse BD. Alors que le marché de la bande dessinée demeure une aubaine pour les éditeurs (5,4 millions d'albums ont été vendus en 2015 pour un chiffre d'affaires de 63,2 millions d'euros), les hebdomadaires de BD pour la jeunesse se sont réduits comme peau de chagrin.

Aujourd'hui il ne reste guère que le Journal de Mickey et Spirou, longtemps le grand rival du Journal Tintin.

(L'essentiel/AFP)

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