Pour les politiques – La santé est d'abord affaire de sous

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Pour les politiquesLa santé est d'abord affaire de sous

LUXEMBOURG - Pour maintenir un système de santé solidaire et
efficace, les partis en lice pensent d'abord à son financement.

Le fonctionnement des hôpitaux du pays et leur coût obnubilent les principaux partis politiques.

Le fonctionnement des hôpitaux du pays et leur coût obnubilent les principaux partis politiques.

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Les partis politiques ont lu avec grande attention la dernière étude économique de l'OCDE sur le Luxembourg datée de décembre 2012. En particulier la partie consacrée aux dépenses de soins et de santé. Maîtrise des coûts et autonomisation des gestionnaires d'hôpitaux en sont les idées maîtresses. Il faut dire que les dépenses de santé et de soins représentent 7,8% du produit intérieur brut (soit un peu plus de 3 milliards d'euros) chaque année avec une tendance à la hausse.

Dans le programme du CSV, on trouve ainsi la proposition d'un nouveau «mode de financement des hôpitaux» à côté d'une réforme de la règle contestée des 52 semaines de maladie sur une période de deux ans qui met fin d'office au contrat d'un salarié.
Côté socialiste, on le répète: pas question de toucher aux acquis ni au financement solidaire du système de santé. En revanche, il est question de le réformer pour améliorer son efficacité tout en allant dans le sens de davantage de transparence et d'un renforcement des droits des patients.

Au DP, on reste dans l'esprit «dépenser moins et faire mieux». Cela vaut pour les hôpitaux où les libéraux entendent développer les synergies. Le DP se refuse aussi à toute généralisation du tiers payant.
Les considérations sont les mêmes pour les Verts concernant les synergies entre hôpitaux. Mais ils souhaitent aussi la création de cabinets médicaux multidisciplinaires.

Patrick Théry

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