Campagne au Luxembourg – «La science n'est pas une affaire d'hommes»

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Campagne au Luxembourg«La science n'est pas une affaire d'hommes»

DIFFERDANGE - Le ministère de l'Égalité entre les femmes et les hommes a lancé ce vendredi, une campagne de sensibilisation, afin de booster le nombre de femmes scientifiques.

Taina Bofferding veut «mettre en valeur les compétences des femmes» dans le domaine scientifique.

Taina Bofferding veut «mettre en valeur les compétences des femmes» dans le domaine scientifique.

L'essentiel

Dans ce domaine, le Luxembourg est un cancre. Parmi les personnes qui occupent un poste de scientifique ou d'ingénieur au Grand-Duché, seulement 28% sont des femmes, selon des données d'Eurostat de 2019. Soit loin de la moyenne européenne (41,1%).

Le ministère de l'Égalité entre les femmes et les hommes (MEGA) veille donc à encourager les filles et les femmes à s’engager dans la recherche et dans les sciences. «La science n'est pas une affaire d'hommes», souligne Taina Bofferding.
«Il y a encore des stéréotypes, appuie Marc Schiltz, président du Fonds national de la recherche (FNR). L'image du chercheur, celui qui réalise des découvertes scientifiques, est encore associée aux hommes». À ce titre, la ministre a lancé ce vendredi la campagne «Women in Research» au Luxembourg Science Center de Differdange (le 11 février est la Journée internationale des femmes et des filles de science).

Raccourcir la durée des études scientifiques?

Ce samedi, les familles pourront se rendre au Science Center pour participer aux shows spécialement conçus pour célébrer l’égalité des sexes dans les sciences. Ainsi, douze hommes et douze femmes scientifiques célèbres seront présentés au cours des ateliers thématiques sur l’intelligence artificielle, le nouveau planetarium, la chimie et les fluides. En outre, des vidéo-témoignages de femmes-chercheuses au Luxembourg, qui donnent une idée de leur quotidien professionnel, seront diffusées pendant six semaines.

Au delà de cette campagne de sensibilisation, Marc Schiltz estime qu'il y a encore des efforts à faire au niveau de l'enseignement: «À l'école primaire, les garçons ont des meilleures notes que les filles en maths et un intérêt plus grand pour les matières scientifiques». De plus, il estime qu'il faudrait repenser les études scientifiques. «Ce sont des études longues, avec le doctorat et le post-doctorat, rappelle le dirigeant. Le projet pour une femme de construire une famille peut "clasher" avec une aspiration de carrière scientifique».

(Olivier Loyens/L'essentiel)

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