Football - Mondial 2018 – La sélection biélorusse n'a rien d'une terreur
Publié

Football - Mondial 2018La sélection biélorusse n'a rien d'une terreur

Le Belarus, le Luxembourg commence à connaitre maintenant. Les Lions rouges ont croisé sa route lors des éliminatoires des championnats d’Europe 1996, 2008, 2012 et 2016.

Mikhail Gordeichuk à la lutte avec Tom Schnell en septembre 2015.

Mikhail Gordeichuk à la lutte avec Tom Schnell en septembre 2015.

AFP/Maxim Malinovsky

Avec plus ou moins de réussite puisque l’équipe nationale s’est incliné à quatre reprises, mais a aussi réussi à décrocher trois matchs nuls, et même une victoire à l’extérieur, le 13 octobre 2007, à Gomel (0-1). Depuis cette défaite humiliante, la sélection biélorusse a connu des hauts, comme cette 38e place au classement Fifa en 2010, mais aussi beaucoup d’espoirs déchus, au point de retomber à la 99e place mondiale en 2014.

C’est alors que la Fédération se décidait à confier les clés de la maison à Alexandre Khatskevitch, un sélectionneur au discours sans langue de bois et à la tactique très rigoriste. En deux ans, la sélection est monté de plus de presque 50 places, au point de pointer, après son match nul face à l’équipe de France (0-0), en ouverture des éliminatoires du Mondial 2018, à la 57e place, son meilleur classement depuis six.

Exploit face aux Bleus

Le sélectionneur avait alors commencer à rêver de jouer les trouble-fêtes en tête du groupe A. «Nous avons un groupe intéressant. Mais nous avons régulièrement joué contre la France ces dernières années, et nous l'avons vaincue. Nous avons aussi déjà battu les Néerlandais» avait même lancé Khatskevitch après le tirage. Mais après l'exploit face aux Bleus, les Biélorusses sont retombés de leur petit nuage au Pays-Bas vendredi soir (4-1).

Dans ce groupe relevé, le Belarus devrait en effet être pénalisée par la médiocrité du championnat national, où évolue encore de nombreux internationaux biélorusses. «C'est une réalité (...) L'intensité du jeu, la qualité des matches, tout est assez faible» regrette d’ailleurs le technicien. Mais sur le terrain, il mise toujours sur quelques joueurs expérimentés comme Alexsander Hleb, Sergey Kislyak (Gazantiespor) ou encore l'attaquant Sergey Kornilenko (Samara).

Cliquez ici pour revoir les temps forts du match de septembre 2015

(De notre envoyé spécial à Borisov, Philippe Di Filippo/L'essentiel)

Ton opinion