Politique au Luxembourg – La situation n'était plus tenable pour Frank Engel

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Politique au LuxembourgLa situation n'était plus tenable pour Frank Engel

LUXEMBOURG – Le président du CSV a quitté ses fonctions, vendredi, dans une séquence politique quelque peu confuse, proche de l'imbroglio.

Frank Engel s'est exprimé vendredi, à la Maison d'accueil des Sœurs franciscaines. Puis un communiqué du parti a annoncé autre chose.

Frank Engel s'est exprimé vendredi, à la Maison d'accueil des Sœurs franciscaines. Puis un communiqué du parti a annoncé autre chose.

L'essentiel

Tout s’est précipité vendredi, au CSV. Le président Frank Engel, affaibli par une dénonciation en justice de ses camarades de parti, a annoncé qu’il envisageait de ne pas se représenter au prochain congrès du 24 avril, sans évoquer de démission. Quelques heures plus tard, après une réunion du comité national à laquelle a participé Engel, la formation politique a informé de sa mise en retrait, les vice-présidentes Elisabeth Margue et Stéphanie Weydert assurant l’intérim. Puis la justice a annoncé qu’une perquisition avait eu lieu vendredi matin, au siège de l’ASBL CSV-Frëndeskrees, dont le contrat de travail avec Frank Engel est au cœur de la polémique.

La mise en retrait «est effective jusqu’au congrès», selon un participant de la réunion du comité national. Frank Engel n’a pas souhaité s’expliquer sur cet étrange revirement, qui ressemble à un camouflet. «Il a fait ses choix souverainement, sans subir de pression», assurent deux participants du comité national, joints par L’essentiel. Ils estiment cependant que la situation était devenue intenable pour lui. «Il fallait trouver une manière de sortir de la crise», explique l’un d’eux.

Aucun candidat avant le congrès

«Il a tout simplement voulu respecter les procédures du parti, en informant les membres du comité national avant la presse», tente d’expliquer un élu. Ce qui interroge tout de même sur l’utilité de la conférence de presse de la matinée. Pendant celle-ci, il a justifié son contrat de travail de sept mois en 2020 par une mission pour transformer l’ASBL en fondation, contre une rémunération de 40 000 euros sur sept mois.

Estimant la plainte «inutile», il avait ironisé sur son calendrier, juste avant le congrès, et reconnu que l’affaire était symptomatique des tensions au sein d’un parti qui a du mal à tourner la page de l’ère Juncker. Personne ne s’est depuis imposé, à tel point qu’à un mois du congrès, personne n’a encore candidaté pour prendre la présidence.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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