Après le Brexit – La succession de David Cameron est ouverte

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Après le BrexitLa succession de David Cameron est ouverte

Après la démission du Premier ministre britannique suite au vote sur le Brexit, les 331 membres conservateurs ont organisé un premier vote.

Le parti conservateur britannique a commencé mardi le processus de sélection pour remplacer David Cameron au poste de premier ministre. Ce processus intervient dans un contexte européen critique. Plusieurs politiciens européens, dont Jean-Claude Juncker, se sont vivement attaqués aux chefs de la campagne du Brexit. Les 331 membres conservateurs du parlement ont organisé mardi un premier vote pour trouver un successeur au premier ministre démissionnaire David Cameron.

La ministre de l'Intérieur britannique Theresa May est, elle, arrivée largement en tête du premier vote des députés conservateurs destiné à désigner leur nouveau leader, qui sera aussi le nouveau premier ministre. Theresa May a reçu le soutien de la moitié des 330 députés tories de la chambre des Communes, soit 165 voix. Eurosceptique, elle avait finalement rejoint la campagne pro-UE.

Theresay May, europhile, est favorite

Elle est suivie par la ministre de l'Énergie Andrea Leadsom (66 voix), le ministre de la Justice Michael Gove (48) et le secrétaire d'État aux Retraites Stephen Crabb (34). Ce dernier a annoncé à la BBC qu'il se retirait et apportait son «soutien de tout cœur» à Theresa May. Arrivé en cinquième position avec 16 voix, l'ancien ministre de la Défense Liam Fox est, lui, éliminé de la course. Un nouveau tour de scrutin doit avoir lieu jeudi. Le processus se poursuivra jusqu'à ce qu'il ne reste que deux candidats. Les deux finalistes seront ensuite départagés par les quelque 150 000 adhérents du Parti conservateur.

Theresa May, ministre de l'Intérieur et pilier des Tories, est donnée favorite par les bookmakers. C'est elle qui dispose du soutien le plus important parmi les élus. Toutefois, Theresa May, comme David Cameron, a fait campagne pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE. Or, un certain nombre de conservateurs font valoir que celui ou celle qui devra négocier la sortie du Royaume-Uni de l'UE doit être quelqu'un ayant fait campagne pour le Brexit.

(L'essentiel/AFP)

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