Allocations familiales – La Suisse prise en exemple pour la future réforme

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Allocations familialesLa Suisse prise en exemple pour la future réforme

LUXEMBOURG - Depuis sa prise de fonction, Xavier Bettel a annoncé la modification des allocations familiales. Le Premier ministre a détaillé, vendredi, les exemples que le gouvernement va suivre.

Selon Xavier Bettel, le gouvernement base sa future réforme des allocations familiales sur des bases de données de l'OCDE et une étude suisse, publiée en mars 2009.

Selon Xavier Bettel, le gouvernement base sa future réforme des allocations familiales sur des bases de données de l'OCDE et une étude suisse, publiée en mars 2009.

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Annoncée une première fois à la Chambre lors de sa première allocution en tant que Premier ministre, puis répétée lors de son discours du nouvel an, la réforme des allocations familiales fait partie des priorités du gouvernement. Son principe: remplacer le traditionnel montant progressif des aides versées aux familles en fonction du nombre d'enfants par un montant unique.

Une idée à l'origine de nombreuses discussions qui a fini par rebondir à la Chambre, au travers d'une question parlementaire posée par le député Marc Spautz (CSV), ministre de la Famille sous le précédent gouvernement. Adressé au Premier ministre, le texte indique que «la politique des dernières décennies s'est toujours appuyées sur des études affirmant le contraire (NDLR: des affirmations de Xavier Bettel)». Autrement dit, sur quelle base se positionne le gouvernement dans le cadre de cette réforme.

Plus d'un milliard d'euros annuels pour les allocations familiales

Dans sa réponse, publiée vendredi, le Premier ministre indique que «l'éventualité d'un changement au niveau des prestations familiales» se fonde sur «les bases de données de l'OCDE», ainsi que sur l'étude intitulée «Le coût des enfants en Suisse», publiée par l'Office fédéral de la statistique du département fédéral de l'Intérieur en mars 2009. Selon le Premier ministre, cette étude démontre que «l'augmentation des coûts due à l'arrivée d'un enfant n'est pas linéaire, ni proportionnelle et qu'elle est nettement plus faible pour le deuxième et pour le troisième enfant». Un constat, réalisé en Suisse, auquel s'ajoute le fait que «dans de nombreux pays de l'Union européenne, le niveau des allocations touchées par une famille par enfant diminue en fonction du nombre d'enfants».

La question d'une réforme des allocations familiales était dans les cartons du ministère de la Famille depuis plusieurs mois, bien avant la mise en place du nouveau gouvernement. D'un montant de plus d'un milliard d'euros chaque année, les allocations familiales sont un poste de dépenses importantes de l'État. Dépenses que le nouveau gouvernement s'est engagé à réduire.

(Jmh/L'essentiel Online)

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