Financement des crèches – La taxe de 0,5% ne passe pas auprès des résidents

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Financement des crèchesLa taxe de 0,5% ne passe pas auprès des résidents

LUXEMBOURG - 71,1% des personnes interrogées s'opposent à la taxe obligatoire destinée au financement des garderies pour enfants, selon un sondage Tageblatt/TNS-ILReS, publié lundi.

31% des sondés font confiance dans le gouvernement Bettel pour permettre au Luxembourg d'affronter l'avenir, selon le sondage publié lundi.

31% des sondés font confiance dans le gouvernement Bettel pour permettre au Luxembourg d'affronter l'avenir, selon le sondage publié lundi.

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Trois mois après l'annonce de la mise en place d'une nouvelle contribution destinée à financer la gratuité de l'accueil des enfants de 0 à 3 ans et les crèches multilingues, la pilule ne passe toujours pas auprès des résidents. 71,1% d'entre eux se déclarent ainsi opposés à ce principe, révèle lundi un sondage Tageblatt/TNS-ILReS. Une opposition qui fait l'unanimité contre elle, dans l'ensemble des couches de la population, quel que soit l'âge, le niveau de revenu ou d'éducation, précise le sondage.

Un rejet massif de l'idée destinée, selon le gouvernement, à «donner les mêmes chances à chaque enfant» qui s'inscrit plus largement dans une défiance plus grande face à la coalition. Selon les résultats du sondage, uniquement 31% de la population juge que le gouvernement Bettel se trouve en mesure de préparer le Luxembourg à affronter les défis à venir. Une forte défiance quelques jours seulement après la présentation officielle du «paquet d'avenir» et de ses 258 mesures d'austérité.

Pour rappel, le budget 2015 - premier budget réalisé entièrement par la coalition gouvernementale - vise à compenser le manque à gagner de 500 millions d’euros issus de la TVA sur le commerce électronique, mais également à «équilibrer les finances publiques et à mettre fin à un endettement incontrôlé». Un tour de vis financier qui avait été évoqué à demi-mot lors du discours du nouvel an, où le Premier ministre, Xavier Bettel, avait indiqué que «les cinq ans à venir ne seront pas faciles».

(Jmh/L'essentiel)

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