La taxe «Tobin» a refait surface pendant le G20

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La taxe «Tobin» a refait surface pendant le G20

La vieille idée d'une taxe sur les
transactions financières
a refait surface au G20.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a plaidé devant les ministres des Finances du G20 pour une taxation financière.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a plaidé devant les ministres des Finances du G20 pour une taxation financière.

afp

Londres a appelé samedi à la mise en place d’un «contrat social» entre les banques et les contribuables qui les ont aidées pendant la crise, envisageant pour y parvenir l’instauration d’une taxe de type «Tobin».

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a fait une visite-surprise à Saint Andrews, en Écosse, où se déroulait une réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G20.

Il a demandé à ce que «les marchés financiers mondiaux soient mieux alignés sur les valeurs du plus grand nombre: travail, responsabilité, intégrité et justice». L’idée de voir les banques contribuer elles-mêmes dorénavant au «fardeau» de leur sauvetage remonte au G20 de Pittsburgh. Le Fonds monétaire international (FMI) a été chargé de «préparer un rapport», pour le sommet de juin 2010, sur les manières dont le secteur financier pourrait apporter cette contribution.

M. Brown a évoqué les pistes du FMI et énoncé sa préférence pour la «taxe sur les transactions financières internationales», sur le modèle de la taxe Tobin dont l'idée remonte aux années 70 mais qui serait techniquement difficilement applicable. Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, lui, semble privilégier une autre option: une taxe qui s’appliquerait aux banques, proportionnelle aux risques qu’elles prennent.

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